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Réouverture des commerces : la sécurité avant tout

Nanza (1)

Cela faisait partie des mesures annoncées pour la première phase du déconfinement : la réouverture d’un certain nombre de commerces après 2 mois d’inactivité. Un soulagement pour beaucoup, mais aussi un casse-tête pour certains, dont les locaux ne facilitent pas toujours la mise en oeuvre des mesures sanitaires. Rencontre avec Anne Fresneau, propriétaire de la boutique Nanza, qui fait le choix de n’accueillir qu’un seul client à la fois.

Difficile de décrire Nanza. À mi-chemin entre lieu d’exposition, boutique de créateurs et table du midi, le lieu situé rue Blaise Pascal est pour le moins atypique. Et à lieu particulier, conditions de réouverture particulières. Comme beaucoup de commerçants, Anne Fresneau a baissé le rideau le 15 mars. Si la réouverture de la « Table de Nanza » devra attendre septembre faute de pouvoir espacer suffisamment les tables, un drive de petits plats et de plateaux apéro a été mis en place pour les gourmands. Quant à la partie boutique/lieu d’exposition, elle a retrouvé ses clients au matin du 11 mai. Une clientèle rassemblée autour du projet d’Anne « grâce au bouche-à-oreille », qu’elle connaît bien et à dont elle veut garantir la sécurité.

Ainsi, pas de fléchage au sol mais la porte reste close. Pour le drive, les clients rentrent par une porte et sortent par l’autre afin de ne pas se croiser. Et pour le reste, les numéros de téléphone d’Anne et de sa collègue Alex sont affichés sur la devanture, permettant à celui qui ne voit personne derrière la vitre de prévenir de son arrivée. « On a une clientèle très respectueuse de ce choix, et qui accepte l’idée de ne devoir sortir que par nécessité », se réjouit celle qui profite de cette situation particulière pour accorder encore davantage de temps à chacun de ses clients. Ceux qui se déplacent viennent pour soutenir lle petit commerce, ou pour trouver quelque chose à offrir. Et ils sont accompagnés tout au long de leur visite.

Pour montrer patte blanche, il faut déjà porter un masque. Par souci de cohérence, Anne souhaite pouvoir en proposer à la vente, afin que ceux qui n’en possèdent pas puissent acquérir le leur. « Une  créatrice est en train de nous confectionner des modèles en coton bio qui correspondent à Nanza : nous voulons travailler avec des produits éthiques et accessibles autant que faire se peut ». Étape suivante, la désinfection des mains, que l’une ou l’autre des coéquipières effectue elle-même à l’aide d’un spray hydroalcoolique. Une fois ces précautions prises, le tour de la boutique peut commencer. Lorsqu’un client souhaite essayer un vêtement, il repasse par la case « spray hydroalcoolique », les pièces qui ne conviennent pas sont enlevées du rayon pendant 24 heures, et la cabine est désinfectée à la sortie. « Ils comprennent très bien qu’il faut éviter que les essayages ne virent au remake de Pretty Woman ! », s’amuse Anne.

Pour Alex et elle, le choix de cette réouverture représente beaucoup de travail. Mais il a du sens, car il s’inscrit dans une tradition qui était celle de la boutique bien avant la crise sanitaire : le duo de commerçantes/cuisinières prenait déjà le temps d’accompagner chaque client dans sa découverte de la boutique et de ses particularités. Peut-être une manière d’envisager le commerce et l’expérience client à creuser pour le monde post-Covid.

Par Juliette Lécureuil

A Blois, les commerces soutenus pour leur réouverture

Après deux mois d’arrêt, les commerces ont repris vie tout en respectant les mesures sanitaires. La ville de Blois et le Conseil départemental les ont soutenus pendant le confinement et ont accompagné leur réouverture.

Pendant la période de confinement la ville de Blois a créé un dispositif de mise en relation de 23 commerces alimentaires et culturels avec les habitants via le site de l’association des artisans et commerçants « Les Vitrines de Blois » (www.vitrines-blois.fr). Ainsi, 531 livraisons à domicile ont été effectuées entre le 30 mars et le 15 mai par des agents ou des élus. Depuis la réouverture des commerces, le 11 mai, la ville continue son soutien. « En lien très étroit avec l’association Les Vitrines de Blois, nous avons partagé un certain nombre de mesures pour accompagner leur reprise d’activité : exonération des droits de place et terrasse, mesures en faveur du stationnement, aide à la communication et un dispositif d’aide financière directe qu’un prochain conseil municipal validera en complément des dispositifs de l’Etat et de la Région », a détaillé Marc Gricourt, maire de Blois, lors d’une intervention vidéo. En effet, pour inciter les chalands à revenir faire leurs courses en centre-ville, le stationnement est facilité. Jusqu’au 1er septembre, avec la société publique locale Stationeo, la ville offre deux heures de stationnement, du lundi au samedi, dans les parkings souterrains et sur la voierie (en zone rouge, avec l’apposition du disque horaire). Pour en bénéficier, il faut effectuer ses achats chez les commerçants du centre-ville qui distribuent un ticket. Ce dispositif existait déjà mais seulement le samedi après-midi. Par ailleurs, des supports de communication ont été créés avec l’association de commerçants les Vitrines de Blois et la municipalité travaille à un fonds d’aide à destination des commerces dont l’enveloppe et les modalités seront communiquées prochainement. Un point de contact ville/Vitrines de Blois a aussi été installé au 5/7 rue Porte-Côté. Ce lieu pourra rassembler d’autres services.

Des bornes de gel hydro-alcoolique

De son côté, le Conseil départemental de Loir-et-Cher a fourni aux commerçants des bornes en bois distributeur de gel hydro-alcoolique. Le but étant de leur permettre de reprendre leur activité dans les meilleures conditions possibles de sécurité, dans le respect des gestes barrières et des mesures sanitaires. Le 13 mai, ce sont 4 commerces qui ont été équipés au centre-ville de Blois (Pâtisserie Stéphane Buret, Ambiance et Style, Manufacture Française et la librairie Labbé). Une initiative du président du Kiwanis Club de Blois, Laurent Lebigue et de ses 23 membres. Le Conseil départemental a apporté une aide logistique pour la réalisation des bornes et c’est l’entreprise Vriet Négoce Blois qui a permis l’approvisionnement en matières premières. Le directeur du Centre interprofessionnel de formation des apprentis de Blois, Christophe Delmur, a également participé à cette action en mettant à disposition l’atelier de menuiserie du CFA pour permettre l’assemblage. Le montage a été réalisé en dix jours par des bénévoles membres du Kiwanis Club ainsi que des agents du Conseil départemental avec certains de leurs conjoints, et quelques autres volontaires extérieurs dont des jeunes mineurs non accompagnés. La touche finale a été apportée par Gabriel Madeleine, artiste loir-et-chérien sculpteur sur métaux, qui a gravé une salamandre sur les bornes. En tout, ce sont 650 bornes qui devraient être fabriquées et distribuées gracieusement sur le territoire via les conseillers départementaux. Chaque canton sera ainsi doté d’environ 40 bornes.

Par Chloé Cartier -Santinos

Guide des bonnes pratiques pour l’habillement

En Centre-Val de Loire, la Fédération nationale de l’habillement a donné aux commerçants de l’habillement-textile une liste de bonnes pratiques à mettre en place pour l’ouverture de leurs boutiques. En effet, la réouverture des magasins a soulevé de nombreuses questions pour assurer la sécurité des salariés et des clients. Essayages, quarantaine des vêtements, retouches, retours, organisation de parcours en boutiques, gestes barrières et précautions à prendre seront détaillées dans un guide élaboré par la FNH et qui sera validé par l’Etat. Cependant, ces mesures vont avoir un coût qui risque de fragiliser encore les commerces qui ont été fermés pendant deux mois.

 

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