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Nicolas Dumas, président du Medef Centre-Val de Loire « Il faut muscler la reprise économique »

Président du Medef régional, Nicolas Dumas estime que les indicateurs sont favorables à une reprise économique, malgré les difficultés ponctuelles d’approvisionnement et de recrutement. Il en appelle à la mobilisation des acteurs pour « muscler » le développement régional.

Nicolas Dumas a pris la présidence du Medef Centre-Val de Loire en juin 2020. Il a longtemps dirigé l’entreprise Euro-Environnement, à Berry-Bouy (Cher), avant de la céder pour créer DIS (Développement Innovation Stratégie) Consulting, société de conseil en transition écologique.

L’Épicentre : Dans quel état d’esprit sont aujourd’hui les adhérents du Medef régional à la veille du redémarrage de l’activité après les congés d’été ?

Nicolas Dumas : Je dirais que l’état d’esprit est en demi-teinte selon les secteurs d’activité et aussi le moral des entrepreneurs. Mais globalement, sauf dans l’industrie aéronautique qui restera sinistrée pendant au moins un an, les carnets de commandes sont plutôt bien remplis et les perspectives sont bonnes. Il y a du boulot et la problématique principale du chef d’entreprise, c’est de disposer de la main d’œuvre compétente et disponible, ce qui n’est pas toujours le cas.

Concernant le problème de la pénurie de main d’œuvre, le Medef a-t-il des propositions à faire ou des attentes à formuler ?

N.D. : Dans le document de présentation de nos priorités remis aux candidats des dernières élections régionales, nous avons insisté sur la nécessité d’identifier les besoins en compétences pour mieux adapter les filières de formation. Du côté des entreprises, nous avons aussi des efforts à faire pour rendre nos entreprises plus séduisantes. C’est le travail sur la marque employeur pour faire venir les jeunes qui ont la volonté de travailler et que nous pouvons ensuite former à nos métiers.

« Toutes les conditions sont réunies pour valoriser notre région, voisine du Bassin parisien et au cœur des grands axes avec une qualité de vie appréciable ».

La Banque de France annonce des perspectives de croissance de 4% du PIB en 2022, est-ce que cela vous semble réaliste ?

N.D. : C’est un niveau de croissance exceptionnel, trois fois supérieur à ce que l’on connaît habituellement. La question que je me pose est de savoir comment gérer une croissance aussi importante et comment se prémunir de l’appétit de nos concurrents étrangers que ce rebond va attirer. Le risque aussi, c’est de voir le soufflé redescendre après la flambée des prix sur les matières premières que nous subissons aujourd’hui. Il y a aussi un risque d’inflation si les prix augmentent trop vite. Personne n’envisage cette hypothèse, mais le risque d’inflation n’est pas à écarter.

Ne craignez-vous pas que la fin des aides de l’Etat et le remboursement des PGE ne mettent certaines entreprises en difficulté ?

N.D. : Le plan de relance a été bien mené dans sa globalité. C’est un plan audacieux pour faire de la France un leader européen. Grâce aux aides, il y a eu 40% de défaillances d’entreprise en moins. Je l’ai constaté en siégeant au comité départemental des entreprises en difficultés financières. Quant au remboursement du PGE, je suis persuadé que l’Etat saura moduler et aménager de façon à ne pas créer de situations critiques pour les entreprises les plus fragiles.

Vous avez exposé les priorités du Medef aux candidats des dernières élections régionales. En résumé, quelle serait la priorité des priorités ?

N.D. : Nous avons effectivement reçu tous les candidats pour leur exposer nos priorités par grands domaines qui sont résumées dans un livre blanc. S’il fallait résumer l’orientation principale, ce serait de tout faire pour favoriser un développement économique régional plus musclé. Toutes les conditions sont réunies pour valoriser notre région, voisine du Bassin parisien et au cœur des grands axes avec une qualité de vie appréciable. C’est maintenant qu’il faut agir pour les 10 ou 15 ans qui viennent.

Propos recueillis par Bruno Goupille

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