Multisigne, l’imprimerie qui a du caractère !

Créée en 1981, l’imprimerie Multisigne, localisée à Joué-lès-Tours, fête cette année son quarantième anniversaire. À cette occasion, l’Epicentre est parti à la rencontre de sa directrice, Emily Pornet. Portrait d’une entreprise familiale, récemment labellisée « Print’Ethic ».

 Bon sang ne saurait mentir, dit-on. Il y a deux ans, Guy-Pascal Pornet, sérigraphe et fondateur de l’imprimerie Multisigne, partait à la retraite, laissant l’entreprise familiale entre de bonnes mains, en l’occurrence celles de sa fille, Emily Pornet. Les résultats ne se firent pas attendre : l’année suivante un chiffre d’affaires en hausse de 20 %, des solutions d’impression qui se développent sur tous types de supports (affiches et grands formats, signalétique, PLV, structures d’exposition, papiers peints, tickets, toiles, tableaux, meubles…) et, aussi, l’obtention du label R.S.E « Print’Ethic » venant saluer le travail mis en place, tant au niveau environnemental, social, qu’économique.

« Print’Ethic, c’est quelque chose qui nous tenait à cœur puisque ce label nous permet de nous structurer. Il y a douze enjeux à passer et chaque année on doit avancer sur certains de ces enjeux ; on a des audits pour évaluer notre avancée, des questions sur le bien-être des salariés, les relations qu’on peut avoir avec les écoles, les stagiaires, ce genre de choses », raconte avec enthousiasme Emily Pornet.

Avant de prendre la tête de l’entreprise familiale, Emily Pornet travaillait pour sa société « Num & Co ». « À Num & Co, on faisait tout ce qui était impression numérique en petite quantité et tout ce qui était décoration », explique-t-elle. Puis, le numérique a considérablement progressé et Num & Co, micro-entreprise de six salariés, spécialisée dans l’impression numérique, donc, et Multisigne, spécialiste de la sérigraphie d’affiches, ont logiquement fusionné. « Aujourd’hui, l’impression numérique représente 80 % de nos marchés, même si on n’a pas abandonné la sérigraphie pour autant et sur ce point on est très peu en France », commente la chef d’entreprise.

Crise sanitaire

Partenaire privilégié des agences de fabrication et de communication dans la région, Multisigne a vu s’effondrer l’évènementiel pendant la pandémie de Covid-19 et en a payé les conséquences. « L’affiche, c’est beaucoup d’évènementiel, on fait aussi beaucoup de PLV (Publicité sur le lieu de vente) et les magasins fermaient tour à tour leurs portes », énonce Emily Pornet. « Mais on a une très belle équipe, des gens motivés qui n’ont rien lâché et qui ont su s’adapter, même pendant le chômage partiel où on est descendus à plus d’un quart des effectifs. Nous n’avons pas fermé et on en est plutôt fiers, notre force ça a été nos salariés et notre adaptation. Quand on a su qu’on allait faire du télétravail, il a fallu trouver des solutions, ce n’était pas évident mais tout le monde a joué le jeu et c’est pour ça qu’on a réussi à s’en sortir. Certains sont même allés sur des postes qui n’étaient pas du tout les leurs », relate la chef d’entreprise. Malgré les difficultés, l’imprimerie a réussi à maintenir un chiffre d’affaires avoisinant les 6 millions et demi d’euros.

Une reprise forte de l’activité

Les deux confinements dans le rétroviseur, Multisigne connaît désormais une reprise forte de ses activités. À tel point qu’elle cherche à recruter du nouveau personnel. Néanmoins, se félicite Emily Pornet, l’imprimerie familiale, qui fonctionne en trois-huit du lundi au vendredi – « donc jour et nuit » – n’a rien perdu de son efficacité, loin s’en faut. « Nous sommes connus pour notre réactivité, on peut répondre aux besoins très rapidement et toute l’année, et les clients le savent, ils savent aussi qu’on fournit toujours un travail de qualité, on ne baisse jamais notre qualité pour faire diminuer les prix, on est vraiment reconnus pour ça. »

Actuellement, Multisigne travaille activement sur les questions environnementales. « On continue ce qu’on a engagé au niveau du label R.S.E et on travaille beaucoup sur l’écologie. Il y a plein de choses qui sont en train de bouger sur ces sujets là avec des nouvelles matières et des nouvelles machines », conclut la chef d’entreprise.

Par Johann Gautier 

www.multisigne.com

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