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Inovexus appuie sur l’accélérateur de startups

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De gauche à droite : Loïc Coeurjoly, fondateur de la startup Heyliot, Xavier Malherbet, directeur général du Crédit Agricole Centre-Loire, et Christophe Aulnette, associé d’Inovexus, ont évoqué le partenariat dans les locaux du Lab’O.

Le Crédit Agricole Centre-Loire a signé un accord de partenariat avec Inovexus pour accélérer la croissance des startups en leur faisant bénéficier de l’accompagnement d’entrepreneurs français installés aux États-Unis.

« C’est un étage complémentaire ajouté à la fusée des startups hébergées dans les villages by CA », estime Christophe Aulnette, associé historique d’Inovexus. Cette jeune entreprise se présente comme un « accélérateur cross-border », c’est-à-dire favorisant les relations d’affaires d’un continent à l’autre. Le continent américain en l’occurrence car Inovexus a été créée il y a trois ans par l’entrepreneur français Philippe Roche à Los Angeles. Elle compte parmi ses membres de nombreux hommes d’affaires français installés aux États-Unis et qui souhaitent conseiller et soutenir, voire financer, certaines jeunes pousses prometteuses des pépinières numériques hexagonales. Ils sont les mentors des startups de plusieurs « villages by CA » puisque trois caisses régionales de Crédit Agricole (Centre-Loire, Languedoc et Toulouse 31) ont signé un partenariat avec Inovexus.

La logique des Villages by CA
Pour Xavier Malherbet, directeur général du Crédit Agricole Centre-Loire, également membre du comité d’innovation du groupe, ce partenariat s’inscrit dans la logique de la présence de la banque au côté des jeunes entreprises dans les « Villages by CA » au nombre d’une quarantaine sur le territoire national. « Ce partenariat apporte une dimension supplémentaire à la communauté des jeunes entrepreneurs, à la fois par un accompagnement bienveillant et un accès ciblé aux ressources de levées de fonds, en particulier aux USA », explique-t-il. « Il ne s’agit pas uniquement de trouver des fonds, car la ressource est disponible, ajoute-t-il, mais de mettre en relation le bon apporteur de fonds avec la bonne entreprise dans un environnement mondial ».

Une vision ambitieuse internationale
Entrant un peu plus dans la « mécanique » du dispositif, Christophe Aulnette, ancien PDG de Microsoft France, précise que le parcours d’accompagnement des startups par Inovexus se déroule sur 3 à 4 mois avec des étapes de formulation du projet dans une vision ambitieuse, et de travail sur un business model de croissance rapide sans perte de rentabilité. « Nous intervenons dans la deuxième phase de développement de la startup, après la levée de fonds d’amorçage, détaille-t-il. Nous apportons de la compétence et du réseau pour mettre le business model en phase de décollage et permettre l’accès aux levées de fonds dits de « série A » qui font changer d’échelle. » Les levées de fonds de ce niveau se situent généralement entre 2 et 7 M€.

Ouverture à des réseaux inaccessibles
Jeune entrepreneur basé à Rennes mais échangeant régulièrement avec une autre startup du Lab’O, Loïc Coeurjoly peut témoigner de l’efficacité du « mentorat by Inovexus ». Il a créé Heyliot, une société qui propose une solution de capteurs laser capables d’enregistrer en temps réel le taux de remplissage de conteneurs de déchets. « Inovexus nous a aidé à aller plus vite grâce au soutien de mentors. Ils nous ont guidé pour mieux exprimer la valeur ajoutée de notre solution en nous concentrant sur le business, commente-t-il. Même si cela ne s’est pas encore traduit par une levée de fonds, grâce à Inovexus nous avons pu entrer dans des réseaux qui étaient totalement inaccessibles pour nous ». Le jeune entrepreneur breton se souvient de visioconférence avec les USA deux fois par semaine pour travailler sur la formulation de la vision d’avenir. Avec toute la rigueur anglo-saxonne également : « si un participant est en retard de trois minutes, la réunion est annulée ».

Le partenariat d’Inovexus avec les trois caisses régionales du Crédit Agricole est appelé à s’étendre aux autres « Village by CA » qui le souhaiteront. « Dans un premier temps, termine Christophe Aulnette, nous avons pour objectif d’accompagner une vingtaine de startups dont environ la moitié lèvera des fonds. À terme, ce pourrait être une centaine par an ». 

Nul doute qu’il ne manquera pas de candidats pour s’engager sur la rampe de lancement des fusées de l’innovation.

 Par Bruno Goupille

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