Heureux de vous revoir dans les châteaux du Val de Loire

Le Clos Lucé, à Amboise, propose de nouvelles animations autour des inventions de Léonard de Vinci.

Depuis le 19 mai, il est à nouveau possible de visiter musées et châteaux, dans le respect des mesures sanitaires, mais avec un plaisir décuplé. Nous vous proposons un petit panorama, non exhaustif, de quelques animations et expositions qui s'offrent à vous dans certains châteaux du Loir-et-Cher, du Loiret et d'Indre-et-Loire.

Deux nouvelles galeries au Clos Lucé

Voyage immersif au dessus du projet du palais de Romorantin

« C’était un lieu où l’on faisait de la bonnetterie [le terme désigne la fabrication d’articles d’habillement en maille] », détaille François Saint-Bris au sujet du bâtiment réhabilité, qui abrite désormais les nouvelles galeries. En leur sein, plusieurs installations devraient contribuer à rendre la visite du Clos Lucé encore plus spectaculaire : d’abord, une jeu vidéo immersif qui permettra à ses visiteurs de survoler le palais de Romorantin, une construction qui n’a jamais vu le jour mais grâce à laquelle Léonard de Vinci a époustouflé la cour en faisant part de ses intuitions en matière de cité idéale. Ensuite, un parcours de visite avec des modélisations 3D pour aborder les mathématiques et la géométrie dans l’espace, l’architecture civile, l’architecture religieuse ou encore l’architecture militaire. Et enfin, une salle immersive conçue sur le modèle de l’Atelier des Lumières à Paris, dans laquelle « Les 17 chefs d’œuvre du peintre, de la Cène à la Joconde en passant par l’Annonciation, sont présentés en un même lieu ». Au milieu de cette salle, l’objectif est rempli : on se retrouve transporté dans les œuvres, et la correspondance entre les études de mains ou de drapés et les tableaux dans lesquels elles apparaissent permet de dérouler le fil de la création, du dessin à la peinture. « L’objectif, c’est de permettre aux visiteurs de découvrir tout l’univers du génie de la Renaissance en un seul voyage », conclut-il.

Paradis vert et bleu à Chaumont

Le Festival International des Jardins est un rendez-vous international incontournable. Reconnu depuis 1992 tant par les professionnels que par les amateurs de jardin, il est devenu le lieu où s’exprime fièrement la créativité des paysagistes, mais aussi des botanistes, des designers, des metteurs en scène et autres artistes venus du monde entier qui, désormais, joignent leurs talents pour réaliser les jardins éphémères. 
Les concepteurs de l’édition 2021 soulignent dans leurs jardins, les astuces que la nature met en œuvre depuis toujours comme par exemple capter la moindre goutte de rosée dans « Le Petit pays des larmes » ou la régulation thermique dans « le jardin Zèbre, ». Une façon de faire comprendre que l’imitation des systèmes vivants et, en particulier, des écosystèmes naturels est l’une des clés de notre avenir. La couleur bleue est bien présente cette année dans le vert des jardins comme dans « Bleu désir », un jardin où le jardinier satiné, un oiseau bleu australien, glane des objets de sa couleur pour construire le nid de ses amours, ou encore à travers l’architecture racinaire d’un arbre centenaire et coloré en bleu dans « Retour aux racines ». 

Réalité augmentée à la cité royale de Loches

Avec la forteresse royale de Chinon, le domaine de Candé (Monts), le Prieuré Saint-Cosme (La Riche) et les musées Balzac (Saché), de la préhistoire (Grand-Pressigny) et Rabelais (Seuilly), la cité royale de Loches faisait partie des lieux chargés d’histoire qui, quelques mois après l’ouverture avortée de décembre, accueillaient à nouveau leur public mercredi 19 mai.
Côté donjon, on compte beaucoup sur l’HistoPad, une tablette de réalité augmentée qui permet de visualiser les lieux visités dans un état antérieur – si vous n’en avez jamais utilisé, sachez que le résultat est bluffant, pour les adultes comme pour les enfants – et respecte le protocole sanitaire puisqu’elle est distribuée à chaque famille/visiteur et permet, elle aussi, une visite chacun à sa vitesse. Lorsque la tour actuellement en travaux sera accessible – normalement, fin juin – un parcours numérique avec des stylets viendra compléter le tout. Avis aux amateurs de récits médiévaux et d’outils ludiques… Pourquoi ne pas profiter de l’été pour voyager dans le temps à Loches ?

Chambord : les "Arborescences de Lydie Arickx

Installation des œuvres monumentales

L’artiste plasticienne Lydie Arickx, figure majeure de l’expressionnisme français dont le travail célèbre la puissance vitale sous toutes ses formes, expose ses « Arborescences » à Chambord. Puissante, libre, protéiforme, l’œuvre de Lydie Arickx interroge la vie sous toutes ses formes. 150 œuvres, dont plus des trois quarts ont été créés pour l’occasion, rencontreront le véritable arbre de vie qu’incarne l’escalier central du Château – avec sa structure à double révolution rappelant celle de l’ADN – comme l’espace végétal qui entoure le monument. Les travaux présentés rappelleront également les figures des « grands ancêtres » de l’artiste (de Botticelli dont elle réinterprètera, en public, le fameux Printemps*, à Germaine Richier, en passant par Bosch, Rubens, Greco, Goya, Courbet, Ensor ou encore Rebeyrolle), en un tourbillon de couleurs, matières et formats proprement sidérants.

Robert Doisneau à Sully

A Sully sur Loire, c’est le photographe Robert Doisneau qui est à l’honneur. Sa collection dite « La Loire » présente 70 clichés, pris entre 1976 et 1977 lorsqu’il sillonnait la Vallée de la Loire avec ses objectifs. Un petit bonheur à découvrir jusqu’au 1er novembre 2021.
Par ailleurs, grâce à l’éclairage entièrement rénové, vous verrez sous un nouveau jour les œuvres remarquables conservées au Château de Sully ; notamment les tapisseries de la tenture de Psyché, les toiles de Jean Auguste Dubouloz, Charles Achille d’Hardiviller, Claude Déruet, Frans Pourbus et Philippe de Champaigne.

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