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Développer le goût d’entreprendre chez les jeunes

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© Photo : Entreprendre pour Apprendre

Pour que chaque jeune puisse décider de son avenir, l’esprit d’entreprendre doit être une composante de base de l’éducation. Telle est la vision d’Entreprendre pour Apprendre qui accompagne des jeunes dans la réalisation de projets entrepreneuriaux, dans une dynamique pédagogique.

Entreprendre pour Apprendre ou Apprendre à Entreprendre… Pour développer l’esprit d’entreprendre et révéler le potentiel des jeunes, à eux-mêmes et aux autres, par l’expérience de la création d’entreprise, Entreprendre pour Apprendre mobilise des chefs d’entreprise locaux et propose des programmes qui forment les jeunes, du primaire aux universités, à l’expérience entrepreneuriale. « Cette année, nous accompagnons 1500 jeunes de 9 à 25 ans (du CM1 à post-bac), commente explique Anaïs Peltier, directrice régionale. Ils sont suivis par leurs enseignants, des conseillers en insertion pour l’emploi et environ 120 mentors chefs d’entreprises qui font la force de notre accompagnement. »

Présente sur tout le territoire français au travers des associations qu’elle fédère, Entreprendre pour Apprendre (EPA) accompagne les jeunes et anime des programmes pédagogiques qui leur permettent de se réaliser grâce à l’expérimentation de la création d’entreprise. « Notre action favorise l’orientation et contribue à rendre les jeunes acteurs de leur avenir social et professionnel. », poursuit la directrice.

Une expérience unique, pragmatique et fédératrice

Cette démarche, issue du mouvement Junior Achievement Worldwide né en 1919 et élue dernièrement septième ONG la plus influente et impactante dans le monde, prépare les jeunes au monde professionnel sur le principe du « apprendre en faisant ».

Les programmes reposent sur trois piliers humains : l’implication de volontaires du monde de l’entreprise ; l’implication des professeurs et accompagnateurs et l’accompagnement méthodologique par les permanents EPA. « Notre credo ? Donner à chaque jeune le goût d’entreprendre, pour qu’il devienne acteur de sa vie. », martèle Anaïs Peltier.

Entreprendre Pour Apprendre propose aux jeunes une expérience unique, pragmatique, et fédératrice, en accord avec la pédagogie active du « apprendre en faisant » : elle permet d’appliquer les connaissances scolaires et développer ses compétences par le projet collectif ; elle fait découvrir les métiers et ouvre des perspectives ; elle initie à la vie économique et au travail en groupe et elle développe l’autonomie, la responsabilité, la créativité, la confiance en soi et la prise d’initiatives.

Agréée par le Ministère de l’éducation nationale, Entreprendre pour Apprendre affiche clairement sa volonté de favoriser les relations écoles/entreprises… et même écoles/entreprises/associations, car les mini-entrepreneurs doivent reverser 20% minimum de leur bénéfice à une association choisie dès la phase d’idéation.

par Estelle Cuiry

AGENDA

Entreprendre pour Apprendre organise, tout au long de l’année, des événements pour que les jeunes testent leurs idées et faire connaître leur démarche.

  • 7 mai : Salon et championnat régional des mini-entreprises Centre-Val de Loire qui recevra plus de 550 jeunes, 150 chefs d’entreprises et professionnels (mentors et partenaires), à la Halle aux Grains de Blois. Les meilleures mini-entreprises dans les catégories collège, lycée et insertion emploi seront désignées.
  • 24 juin : Soirée des partenaires et remises officielles des prix spécifiques de nos partenaires.

(dates annoncées sous réserve de la suite donnée aux directives liée à la pandémie de coronavirus Covid-19)

Les deux nouvelles entreprises, accompagnées de l’équipe pédagogique,  présentent leurs prototypes. 

Exemple au Campus La Providence de Blois

L’établissement participe pour la première fois au projet « Entreprendre pour apprendre ». L’objectif ? Développer l’idée de l’entreprise auprès des élèves et révéler des potentiels à travers l’expérience concrète de la création d’entreprise.

Trois projets sont ainsi nés de cette expérience. 
La première « mini-entreprise » créée se nomme « Green compact ». Son but ? Créer un objet capable de compacter rapidement un maximum de canettes pour réduire fortement le volume des déchets mis à la poubelle. En cours de technologie avec leur professeur M. Cosson, les membres de cette « entreprise » ont réalisé deux prototypes, avec des matériaux de récupération : un en bois qui a fait ses preuves et un en cours de test, réalisé avec d’anciennes gouttières en plastique.
En cours d’Arts appliqués, l’entreprise a créé son logo, approuvé par tous les membres de l’équipe en Conseil d’Administration. Puis elle a pu peaufiner ses techniques de vente. L’objectif étant bien de créer puis de réussir la commercialisation de son produit.
Pour appréhender le fonctionnement réel d’une entreprise, tous les postes clés ont été attribués en fonction des appétences et des personnalités de chacun : PDG, Directeur Administratif et Financier (DAF), secrétaires, responsable communication, responsable de production … Le but étant aussi de travailler sur l’orientation des élèves : découverte des différents métiers et missions, entretiens d’embauche réalisés pour attribuer les différents rôles … Le tout en bénéficiant des conseils précieux de l’équipe pédagogique mais également d’un « mentor » issu du monde de l’entreprise (ici M. Moreux, du Crédit Agricole Val de France) et d’un « facilitateur », un représentant de l’association Entre-prendre pour apprendre.
La deuxième entreprise créée se nomme « SF Box » pour Sweden France Box. Pourquoi la Suède ? Car le projet a vu le jour dans le cadre des échanges qui ont lieu depuis 4 ans entre les élèves de la Providence et des élèves Suédois. Après un « brainstorming » (en anglais !) et un voyage en Suède en janvier dernier, l’équipe a souhaité créer une entreprise qui sensibiliserait sur l’impact écologique des téléphones portables et trouver des produits qui pourraient réduire cet impact : en prolongeant la durée de vie du téléphone et en sensibilisant aux ondes électromagnétiques. Pour cela, ils ont imaginé toute une gamme de produits : des supports en origami ou en bois, pour accrocher le téléphone la nuit, un guide de sensibilisation aux ondes électromagnétiques et à l’importance du mode avion. Et l’entreprise est en train d’élaborer avec des ingénieurs du FAB LAB, un chargeur qui couperait l’électricité automatiquement une fois la batterie pleine, pour éviter la surconsommation et les risques d’incendie. Pour ce projet, les élèves sont accompagnés par leur mentor Gaëtan Pertusa, responsable de l’agence du Crédit Agricole de Blois Wilson.
Une troisième entreprise est également sur les rails. Les élèves travaillent sur un produit intitulé Kangoobed, une poche de lit innovante et sont accompagnés par Bertrand Pailler, consultant en entreprise.

Quand on demande aux jeunes de la Providence, ce qu’ils ont retiré de cette expérience : « On a appris à travailler en équipe. Au début on n’était pas tous d’accord sur ce qu’on voulait développer, c’était tendu, il y a eu des débats, mais on a appris à s’écouter, à savoir communiquer, à être à l’écoute. Finalement on a compris que l’entrepreneuriat était une belle aventure humaine, et qu’on n’était jamais seul quand on rencontrait une difficulté ». 

Soirée Portes Ouvertes le vendredi 15 mai de 17h à 20h (sous réserve de la suite donnée aux directives liées à la pandémie de Covid 19).

Contact : info@lapro.org
Site internet : www.lapro.org

 

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