Aymeric Libeau transforme votre vieille Twingo en voiture électrique

Aymeric-Libeau-Transition-One

Aymeric Libeau a son bureau au Lab’O d’Orléans et un atelier sur la zone industrielle d’Ormes.

En 4 heures et pour 5000 euros, Transition One remplace le moteur thermique des petites voitures par un groupe propulseur électrique. La phase industrielle s’annonce.

Les alchimistes ont longtemps essayé de transformer le plomb en or ; Aymeric Libeau, lui, a trouvé comment transformer les polluants moteurs de nos voitures en machines propres. La solution s’appelle « rétrofit », ou réaménagement en français, et pourrait bien lui rapporter de l’or. Il s’agit tout simplement d’installer un moteur électrique et ses batteries à la place du moteur thermique d’une voiture. Une solution déjà proposée pour des véhicules de collection mais à des prix…hauts de gamme ! Aymeric Libeau vise, lui, le marché des petites voitures d’occasion avec des tarifs accessibles et des processus industrialisés. « Nous sommes en mesure d’installer un moteur électrique sur une Twingo ou une Fiat 500 en quatre heures et pour 5000 €, déduction faite des aides d’Etat », explique-t-il.

Tel est l’objectif fixé dès que le décret autorisant la conversion à l’électrique des véhicules d’occasion aura été promulgué. Ce qui ne devrait pas tarder car une réponse est attendue de la Commission européenne pour le 13 février. « Nous pourrons alors passer en phase industrielle en obtenant les homologations par séries pour plusieurs modèles les plus courants », annonce Aymeric Libeau.

Essais concluants à Orléans

Les deux prototypes déjà réalisés, une Twingo et une Fiat 500, ont été présentés le 11 janvier sur la place de la République à Orléans. 150 personnes les ont essayés et sont revenues enthousiastes. Au catalogue de Transition One figurent d’autres modèles prêts à être transformés : Toyota Aygo, Citroën C1, Peugeot 107 et Volkswagen Polo.

L’idée d’adapter le « rétrofit » aux petites voitures est venue à Aymeric Libeau le 6 juillet 2017, à 15h précisément, se souvient-il. « J’étais au volant et j’écoutais à la radio Nicolas Hulot présenter son plan climat. Je me suis dit qu’il fallait accélérer le passage au véhicule électrique en le rendant accessible à tous, donc moins couteux et pour les voitures les plus répandues. Après, il a fallu beaucoup travailler… .»

Aymeric Libeau n’est pourtant ni garagiste, ni concessionnaire automobile. Informaticien de formation, spécialisé dans les réseaux locaux, il a été l’un des fondateurs en 1993 de Pentalog, la société de services informatiques basée à la Chapelle-Saint-Mesmin qui emploie 1 000 développeurs dans le monde. Il l’a quitté en février 2018 pour créer Transition One. « J’ai étudié toute la faisabilité technique en concertation avec l’école d’ingénieurs Polytech avant de monter le premier prototype », rappelle-t-il.

Norauto et Midas intéressés

Pour mener à bien son projet, Aymeric Libeau a réalisé une première levée de fonds de 250 000 € à la création de Transition One. Il lance aujourd’hui une deuxième opération de collecte de capitaux à hauteur de 8 M€ afin de passer à la phase industrielle et de créer un réseau de partenaires agréés. De grands opérateurs suivent de près l’initiative de l’entrepreneur orléanais. Dès la première levée de fonds, le groupe Mobivia a soutenu Transition One. Derrière ce nom peu connu du grand public sont regroupées de grandes enseignes spécialisées dans l’entretien des véhicules comme Norauto et Midas avec plus de 2 000 ateliers et magasins automobiles. De quoi imaginer d’importants développements pour la startup orléanaise dans un avenir pas si lointain. Un avenir où la fumée des pots d’échappement aura peut-être cédé la place à un peu plus d’oxygène.

www.transition-one.fr

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