246 M€ déjà engagés dans le plan de relance régional

La réunion se tenait dans la salle Chateaubriand de la préfecture d’Orléans. Elle a été suivie par près d’une centaine de personnes en visioconférence.

Le volet écologique représente près de la moitié des sommes engagées pour soutenir l’économie régionale. Les aides aux projets d’investissements industriels vont créer 1 500 emplois.

Près d’une centaine de personnes ont participé à la première réunion du comité régional du plan de relance le 19 janvier dernier. À bonne distance numérique pour la plupart, seule une dizaine de personnes étant présentes dans la salle Chateaubriand de la préfecture de région. Sous la triple présidence de la secrétaire générale aux affaires régionales, Edith Chatelais, du président du conseil régional, François Bonneau, et du directeur régional des finances publiques, Bruno Dalles, ce premier échange a été l’occasion d’établir un bilan des actions et des financements déjà engagés, et de faire intervenir plusieurs bénéficiaires.

Comme l’a ensuite détaillé Simon Karleskind, le sous-préfet à la relance régionale, 246 M€ ont d’ores et déjà été mobilisés par l’Etat et ses partenaires pour soutenir une économie régionale ébranlée par les effets de la crise sanitaire.

Trois grandes parts

Ce « gâteau » des temps austères est divisé en trois grandes parts : l’écologie qui en constitue la plus importante avec 117 M€, la cohésion avec 93 M€ et la compétitivité pour 35 M€. Les fonds destinés directement à l’accélération des investissements industriels s’élèvent aujourd’hui à 44 M€ et vont permettre de créer 1500 emplois.

Si l’on regarde un peu plus dans le détail de chaque part, les actions à caractère écologique concernent la rénovation énergétique des bâtiments (78M€) et le déploiement de technologies vertes dans les entreprises (29M€).

Au rayon compétitivité, c’est le plan de relance pour l’industrie qui mobilise les principaux capitaux (13M€), une part revenant à la culture avec la rénovation des trois cathédrales régionales pour près de 12 M€. La conservatrice régionale des monuments historiques, Anne Embs, est d’ailleurs intervenu pour donner des précisions sur la restauration de la cathédrale de Chartres.

Enfin le volet cohésion recouvre les mesures en faveur de l’emploi : 30 M€ pour l’aide à l’embauche des jeunes, 7,65 m€ pour le FNE Formation, et 36 M€ pour les formations au déploiement de la fibre optique.

Deux chefs d’entreprise témoignent

Plusieurs témoins sont venus ensuite apporter des éclairages sur certaines actions entreprises. Olivier de Soras, responsable du patrimoine et de l’immobilier de l’Etat, a annoncé que 220 projets de rénovation de bâtiments publics avaient été sélectionnés représentant 91 M€ de travaux dont l’enseignement supérieur pour 48 M€.

Deux chefs d’entreprise ayant bénéficié du fonds de soutien à l’industrie ont livré leur témoignage. David Burnel, le président du fabricant de porcelaine Pillivuyt de Mehun-sur-Yèvre (Cher) a annoncé un investissement dans une ligne de pressage robotisée et numérique permettant de gagner environ 40% de productivité.

Plan Marshall de guerre économique

Dominique Renaudat, président de Spema à Issoudun (Indre), entreprise de mécanique de précision travaillant pour l’aéronautique et l’automobile, a fait état d’une baisse d’activité de près de 30 % depuis mars. L’aide du fonds de soutien à la filière aéronautique va être consacrée à la robotisation de machines de contrôle et d’usinage.

Pour le directeur régional des finances publiques, Bruno Dalles, il est indispensable d’aller vite dans une logique de « plan Marshall de guerre économique ». Il a indiqué que 54 000 entreprises régionales avaient bénéficié du fonds de solidarité pour un montant total de 311 M€.

Concernant l’avenir, le président de la région Centre-Val de Loire, François Bonneau, a exprimé des inquiétudes vis-à-vis des entreprises dépendant des secteurs de l’automobile et de l’aéronautique, ainsi que pour l’emploi des jeunes.

Un état des lieux plus précis pourra être fait lors de la prochaine réunion du comité régional qui se tient tous les trois mois.

Par Bruno Goupille

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