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Un institut pour que l’économie circulaire tourne rond

Sabine Guillien-Henrich préside l’Institut Territoire Circulaires, lancé à l’initiative de l’ISC Paris Campus Orléans que dirige Pierre Barreaud (arrière plan). Gregory Giovarina (à droite) dirige l’Institut.

Lancé l’été dernier à Orléans, l’Institut Territoires Circulaires se propose de fédérer tous les acteurs économiques autour du réemploi, du recyclage, et de la valorisation dans une approche globale et partagée.

Plus que jamais, la chasse au gaspi est ouverte ! La raréfaction des matières premières, l’épuisement des énergies fossiles et les montagnes de déchets ont accéléré la prise de conscience de la nécessité d’une économie plus sobre et vertueuse. « L’idée de la création d’un institut consacré à l’économie circulaire nous est d’ailleurs venue lors du premier confinement », annonce Pierre Barreaud, le directeur général délégué de l’école de commerce ISC Paris Campus d’Orléans. « Il fallait que cet institut traite d’économie et ait une dimension territoriale, c’est pourquoi nous l’avons baptisé : Institut Territoires Circulaires », poursuit-il.

De grandes entreprises adhérentes

Le nouvel institut n’est pas une émanation de l’école de commerce mais une association à but non lucratif dont le conseil d’administration compte plusieurs grandes entreprises comme le BRGM, Engie, GRDF, la Poste ou le Crédit Agricole Centre-Loire. On y trouve aussi Agyre, qui œuvre pour l’économie circulaire dans la construction, la Laiterie de Saint-Denis-de-l’Hôtel, Orléans Technopole, l’éco-organisme de mobilier de bureau Valdelia, ou encore la start-up LIB&LOU qui propose des jouets en location. La liste n’est pas fermée car l’Institut Territoires Circulaires recherche toujours de nouveaux adhérents de façon à disposer de moyens supplémentaires et à élargir sa représentativité.

« Nous tenons à avoir une vocation universelle en étant ouverts à toutes les structures car l’économie circulaire concerne toutes les catégories d’entreprise et tous les secteurs d’activité », précise Gregory Giovarina, le directeur de l’Institut Territoires Circulaires.

Reproduire les bonnes pratiques

Des groupes de travail ont d’ores et déjà été constitués pour se pencher sur différents sujets comme la transformation des matières plastiques, le recyclage du mobilier professionnel, ou encore le réemploi des matériaux de construction. « Nous comptons parmi nos adhérents Orrion Chemicals qui vient de lancer un procédé industriel de recyclage des mousses de matelas », ajoute Gregory Giovarina.

Portée à la présidence du tout nouvel institut, Sabine Guillien- Heinrich, par ailleurs déléguée régionale Engie Centre-Val de Loire, estime que l’économie circulaire s’impose désormais à tous. « Il ne s’agit plus de savoir si l’on doit ou pas l’intégrer mais comment nous pouvons accélérer sa mise en œuvre que ce soit dans les entreprises ou les collectivités. Le rôle de l’Institut Territoires Circulaires est de structurer, d’accompagner et d’aider toutes les initiatives qui vont dans ce sens. Nous avons la volonté de créer une vraie philosophie de territoire pour faire émerger dans la région des projets ou bonnes pratiques d’économie circulaire concrets pour les partager et les reproduire. »

Par Bruno Goupille

Du linéaire au circulaire

L’approche de l’économie circulaire se propose de transformer le processus linéaire de création et d’utilisation de biens de consommation en un « cercle vertueux » dans lequel chaque étape de transformation peut donner lieu à des phases de recyclage, réemploi, réparation, partage ou remise à neuf.

L’économie circulaire prend en compte trois champs : la production et l’offre de biens et de services, la consommation au travers de la demande et du comportement du consommateur (économique ou citoyen), et la gestion des déchets avec le recours prioritaire au recyclage qui permet de boucler la boucle.

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