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MEPAG, faire front pour l’emploi

Laurent Pussat préside le MEPAG depuis deux ans – ©Didier Depoorter

Le MEPAG, Mouvement des Entreprises du Pays Giennois, œuvre pour la promotion des entreprises des cantons de Gien, de Briare et de Sully-sur-Loire. Elles misent sur leurs actions communes, et leurs relations coordonnées avec les institutions.

S’il est un mot d’ordre qui colle bien au MEPAG, c’est cohésion, auquel on peut ajouter efficacité. Laurent Pussat préside le groupement depuis deux ans, et fait en sorte de l’inscrire dans l’action. « Nous avons la chance d’avoir près de 90 entreprises, dit-il, TPE, PME et ETI, associées dans ce mouvement. Depuis les années 60, elles défendent les atouts de leur territoire ». Et les dirigeants poursuivent aujourd’hui la mission. Swiss Krono, OTIS, Pierre Fabre et Shiseido, sont de la partie, excusez du peu ! Adecco, EDF et l’Hôpital de Briare aussi. Tous suivent le même cap pour vanter les atouts industriels, économiques, touristiques et sociétaux d’un terroir trop peu connu.

Ensemble, ces entreprises emploient 8.000 salariés auxquels il convient d’ajouter presque autant d’emplois indirects. Et pourtant, elles ont pour point commun la difficulté à recruter. « On a tant de mal à trouver des salariés que c’est devenu notre priorité », explique Laurent Pussat. Lui-même patron des magasins BricoMarché de Gien et de Saint-Père-sur-Loire, également président national des Mousquetaires du bricolage, connaît bien le sujet, car l’équipement de la maison ne fait pas exception.

La formation avant tout

L’une des premières actions consiste à être en lien direct avec Pôle Emploi et faire valoir ce qu’il y a de bien sur le territoire. « Pour attirer les salariés, il faut montrer que l’on sait aussi accueillir les familles, trouver des postes pour les conjoints et des écoles pour les enfants ». Pour cela, le MEPAG a constitué un « club RH », qui recense les postes disponibles. Mieux encore, une GTEC, Gestion territoriale des emplois et des compétences, est déployée conjointement par toutes les entreprises adhérentes, pour établir quels seront les besoins en main d’œuvre dans les cinq prochaines années.

Pour remédier aux besoins récurrents de conducteurs de ligne par exemple, une formation au titre Pro CIMA a été organisée, toujours en partenariat avec Pôle Emploi, qui la finance, l’Éducation Nationale et le lycée professionnel Sainte Croix Saint Euverte d’Orléans. Les entreprises qui accueillent les jeunes en alternance, s’engagent à les prendre en CDI à l’issue de leur formation. « C’est un partenariat fort et efficace, insiste Laurent Pussat, pour lequel Pôle Emploi fait un excellent travail ».

Grâce ce type de partenariat, les demandeurs d’emploi sont mis en position de trouver du travail et même certains d’en trouver. Les dirigeants d’entreprises en sont convaincus et espèrent 80% de réussite. « C’est une façon de stabiliser le territoire et ses infrastructures : écoles, commerces, cinémas et services publics ».

Le MEPAG a aussi constitué un pôle « relation école-entreprise », pour faire prendre conscience du potentiel d’emploi. Pour cela, les entreprises vont régulièrement dans les collèges pour se présenter et dire ce qu’elles font. « Elles ouvrent même leurs portes, explique Laurent Pussat, car rien n’est plus concret pour un jeune, que de voir les choses sur site ».  Enfin, le forum des entreprises reçoit, chaque année depuis vingt ans, près d’un millier de jeunes en une journée. « C’est le seul rendez-vous de ce type en région, entièrement pris en charge et organisé par les entreprises elles-mêmes ».

Veiller aux bonnes relations

Rien de mieux enfin que la cohésion. Et pour cela, les entreprises du MEPAG organisent régulièrement des rencontres, des visites et des conférences. On y débat aussi bien des règles de l’assurance chômage, que de recherche et de technologie avec l’ancien ministre Claude Allègre.

« Les relations sont aussi très soutenues avec les élus. Être en cohésion permet d’agir mieux et plus vite », observe Laurent Pussat. Et le président de faire référence à l’ouverture récente d’un centre de dépistage Covid. « Tout le monde en avait un besoin urgent. L’unité du MEPAG a permis de plaider d’une seule voix auprès du maire de Gien pour que ce centre soit ouvert pour les scolaires et les salariés. Tout le monde est gagnant, c’est là notre motivation ».

Par Stéphane de Laage

www.mepag.fr

 

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