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Trois mois pour un job : et ça marche !

Contrairement aux apparences, ces trois bénéficiaires du RSA réunis autour de l’animatrice Charline Peyrat (deuxième à gauche), ne pique-niquent pas au parc Pasteur, mais participent à un jeu de l’oie sur le thème de l’emploi.

 

Le département du Loiret a mis en place un dispositif innovant d’accompagnement des bénéficiaires du RSA pour un retour à l’emploi en trois mois. Trois exemples de réussite parmi d’autres.

En cette belle matinée de début juillet, Charline, Remy, Vincent et Alaric sont assis dans l’herbe fraîche du parc Pasteur, à Orléans. Non pas pour un pique-nique, mais pour participer à un jeu de l’oie. Après avoir lancé un dé, chacun avance son pion sur les cases. Chacune représente les différentes étapes favorisant l’accès à un travail : faire son diagnostic individuel, valoriser ses compétences, avoir confiance en soi, rédiger son CV, savoir se présenter, etc… « Sous une forme ludique, ce parcours reprend les différents thèmes du dispositif d’accompagnement que nous proposons aux bénéficiaires du RSA du département pour un retour à l’emploi », explique Charline Peyrat, consultante emploi pour le Conseil départemental du Loiret.

Elle fait partie de l’équipe de dix consultants recrutés par le département dans le cadre du dispositif « Trois mois pour un job » lancé depuis la fin avril. Répartis sur quatre territoires du Loiret, ils « coachent » chacun de 20 à 30 personnes volontaires pour bénéficier de ce soutien individuel.

Un CDI, ça change la vie !

« Chaque bénéficiaire signe une charte d’engagement pour s’inscrire dans la démarche, ajoute Charline Peyrat. Le parcours débute par un diagnostic individuel de définition des objectifs et comprend ensuite des étapes de valorisation des compétences, de développement de la confiance, et de préparation aux entretiens de recrutement avant des rencontres avec les entreprises sous forme de visites ou de stages. »

Remy, 36 ans, a bénéficié de ce soutien. Titulaire d’un BEP d’électrotechnicien, il a multiplié les contrats d’intérim pendant dix ans avant de connaître le chômage en raison de la crise sanitaire. « L’accompagnement m’a permis de reprendre confiance en moi et d’être plus à l’aise en entretien de recrutement », explique-t-il. Cela lui a été très utile puisqu’il a pu décrocher un CDI de conducteur de ligne automatisée à la Laiterie de Saint-Denis de l’Hôtel. « Un CDI, cela change la vie. Je vais pouvoir acheter une voiture et trouver un logement », se réjouit-il.

Nouvelle motivation

Vincent, 25 ans, était au chômage depuis deux ans malgré un Bac +2 en ressources humaines et une licence en psychologie. « Le parcours m’a remis dans la vie active et m’a donné une nouvelle motivation », reconnaît celui qui va intégrer la Maison des Examens à Arcueil.

Alaric, 32 ans, avait choisi la voie des arts graphiques, mais galérait beaucoup pour vivre de l’activité de dessinateur indépendant. « Grâce au diagnostic individuel et à l’analyse des compétences, je suis engagé dans une reconversion et je vais pouvoir suivre une formation à la rentrée pour obtenir un CAP en coiffure » annonce-t-il.

Depuis le lancement du dispositif « 3 mois pour un job », près de 130 bénéficiaires du RSA sont suivis chaque mois. 70 ont pu trouver un emploi et une quarantaine sont engagés dans des missions de courte durée. Des petits pas à l’échelle des 170 000 familles bénéficiaires du RSA dans le Loiret, mais un pas-de-géant pour chacune des personnes engagées vers une nouvelle vie.

 

Bruno Goupille 

 

Solidarité financière très active

Le département du Loiret finance à hauteur de 100 millions d’euros le Revenu de Solidarité Active. Il soutient également pour 1,1 million d’euros le fonctionnement d’une trentaine de structures qui assurent l’accompagnement socio-professionnel de bénéficiaires du RSA.

Par ailleurs, le Département finance 1,9 million d’euros de contrats aidés, sous forme de Parcours emploi compétences et de postes dans les Ateliers Chantiers d’Insertion du territoire loirétain. Ils embauchent près de 700 bénéficiaires du RSA et autant d’autres publics éloignés de l’emploi.

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