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Sologne : vers un tourisme diffus

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La Covid-19 a conduit à l’annulation d’animations et de grands événements qui pénalisent le secteur du tourisme. Katia Riolet, directrice de l’Office de tourisme Sologne Côté Sud, dresse un premier bilan.

Fin mai, l’Office enregistrait une baisse de chiffre d’affaires de 40 000 €, irrattrapable même si une belle arrière-saison pourrait aider… En mai, les gens étaient « prudents. Ils sont restés chez eux ou ont loué un gite pour se retrouver en famille mais ils ne sont pas sortis. » Les gites et chambres d’hôtes bénéficient d’une clientèle fidèle « qui leur fait confiance et la plupart des réservations qui avaient été faites pour cet été n’ont pas été annulées ». Les activités de loisirs et les musées « rouvrent de manière progressive » et l’inquiétude concerne surtout les « sites à l’ombre des grands châteaux », la restauration et l’offre insuffisante de lieux de baignade en cas de chaleur.

La relance du tourisme

Certaines visites sont reportées à l’année prochaine, se cumulant avec celles de 2021. « Ça va peut-être être la double peine » quant à la possibilité de satisfaire tout le monde. Deuxième axe : « Comme il y a beaucoup d’animations annulées, il faut occuper l’espace, il faut que les villes et villages bougent. » Ils planchent sur des animations rigolotes pour « faire repartir la machine », ne serait-ce qu’avec les locaux. « On a mis en suspens nos visites aux flambeaux de l’été » à Mennetou-sur-Cher à cause de la limitation à 10 personnes lors des rassemblements, et avec l’idée de les remplacer, le cas échéant, par des visites en petits groupes avec dégustation de produits du terroir. L’Office mise aussi sur le « vivier intrarégional et la périphérie sud du bassin parisien, une vraie manne ». Avec la levée de la restriction de circulation de 100 km, « on vise globalement toute la région parisienne et le nord du Lyonnais, de la vallée du Rhône. »

 Portrait du touriste post-Covid

« En juillet et août, ce sont souvent des familles modestes qui viennent au camping. » L’impact du chômage partiel sur la consommation influencera et « les dépenses de visites de sites seront peut-être moindres. » Quelle solution ? « Répartir entre activités payantes et gratuites pour avoir des choses à proposer qui ne plombent pas leurs budgets » : des activités nature (balade à vélo, randonnée, pêche à la journée…) et à faible cout, voire gratuites (visites de villes, activités familiales et pédagogiques) et quelques musées. « On peut proposer des alternatives aux grands sites pour équilibrer le budget. »

Le tourisme de demain

Cet été, « on risque d’avoir un flux qui s’en va mais qui n’est pas remplacé par une clientèle européenne habituelle parce que leurs frontières sont fermées, et en plus il y a le Brexit. » La solution serait « un tourisme de très haute proximité » qui profiterait à la saison creuse pendant laquelle seraient proposées des prestations moins chères aux gens qui habitent à côté pour faire d’eux des « ambassadeurs de la destination », de leur région. Les offres à imaginer s’appuieraient sur l’idée des week-ends bien-être avec balade nature, par exemple.

De toute évidence, Katia Riolet considère qu’« il va falloir repenser le tourisme durable ». Il est préférable « d’avoir un tourisme diffus toute l’année » plutôt qu’un tourisme de masse en juillet et août ou lors d’événements.

www.sologne-tourisme.fr

Par Laëtitia PIQUET 

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