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Philippe Merlin, conseiller diplomatique du business régional

Après l’Afghanistan et la Mongolie, la région Centre-Val de Loire. Philippe Merlin est le nouveau conseiller diplomatique de la préfecture de région. Sa mission : développer les relations d’affaires internationales.

Lorsqu’il se déplaçait à Kaboul, il portait un gilet pare-balle et était escorté par des hommes en armes. Philippe Merlin ne devrait pas avoir besoin de pareilles protections quand il se rendra à Lamotte-Beuvron ou à Vendôme. Les missions du tout nouveau conseiller diplomatique de la préfecture de région s’avèrent beaucoup moins périlleuses. « Ma mission consiste à contribuer au développement international de la région Centre-Val de Loire et à renforcer son attractivité aux yeux des pays étrangers dans le domaine économique principalement, mais aussi en ce qui concerne l’éducation, la santé, la culture ou le tourisme » explique-t-il.

En poste depuis le 6 septembre auprès de la préfète de région, Régine Engström, Philippe Merlin occupe la fonction de conseiller diplomatique régional, une activité peu médiatisée mais dont la création remonte pourtant à 2015, lorsque Laurent Fabius était ministre des Affaires étrangères. A l’époque, la création d’une « diplomatie économique » s’affichait comme la priorité du Quai d’Orsay, non seulement dans les représentations françaises à l’étranger mais aussi sur le territoire national. Il s’agissait de soutenir les entreprises sur les marchés extérieurs et d’attirer des investissement étrangers, créateurs d’emplois.

35 années de carrière diplomatique

Les motivations restent les mêmes et Philippe Merlin s’inscrit dans la lignée de ses quatre prédécesseurs à la préfecture de région. « Je mets ma connaissance des réseaux diplomatiques internationaux à la disposition des entreprises et des organisations régionales qui souhaitent développer leurs activités à l’étranger » annonce-t-il.

Et Philippe Merlin, 54 ans, s’est construit un solide carnet d’adresses en 35 années de carrière diplomatique. Diplômé de l’IEP de Paris et titulaire d’un DEA d’histoire du même Institut, il a « roulé sa bosse » à l’étranger en occupant des fonctions de premier conseiller à l’ambassade de Lettonie (1999-2002), de Finlande (2006-2009) et, plus récemment d’Afghanistan (2015-2018), avant d’accéder au titre d’ambassadeur de France en Mongolie, son précédent poste.

Il connait surtout de l’intérieur le fonctionnement des organisations internationales pour avoir travaillé à la mission permanente de la France auprès des Nations Unies à Genève (1996-1999), auprès du Conseil de l’Europe à Strasbourg (2002-2006), puis auprès des Nations Unies et des organisations internationales à Vienne (2009-2012).

De l’autre côté du tuyau

Les chefs d’entreprises régionales peuvent donc compter sur lui pour ouvrir des portes et faciliter les contacts avec les bons interlocuteurs. Les entreprises mais aussi les organisations comme il a eu l’occasion de le faire, « de l’autre côté du tuyau », à Oulan-Bator en soutenant une initiative de coopération médicale portée par l’association Orléans-Mongolie.

Depuis sa prise de fonction à Orléans, Philippe Merlin a multiplié les contacts avec les réseaux économiques mais aussi avec les représentations étrangères en région, notamment sur les problèmes de lutte contre l’immigration irrégulière et la délivrance de laissez-passer consulaires. « Après six années à l’étranger dans des pays assez difficiles, je suis heureux de reprendre contact avec la vraie vie, en dehors de Paris », se satisfait-il.

Natifs de Lons-le-Saunier, il découvre la région et redécouvre Orléans dont il avait conservé l’image d’une ville sombre et qu’il perçoit aujourd’hui comme « un joyau rayonnant ».

Par Bruno Goupille

 

Une région à potentiel

« La région Centre-Val de Loire dispose d’un fort potentiel de valorisation tant du point de vue industriel qu’agro-alimentaire » estime Philippe Merlin. Il constate que le secteur industriel représente un poids supérieur à la moyenne des régions avec des secteurs de pointe dans la pharmacie et les biotechnologies.

« Ces domaines, comme d’autres, ont besoin d’investissements qui peuvent aussi venir de l’étranger », ajoute-t-il. « Il faut néanmoins toujours se poser la question de l’équilibre entre les bénéfices et les risques, aussi bien concurrentiels qu’industriels, et la question se pose plus pour certains pays que pour d’autres ».

 

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