L’énergie solaire prend son envol

photovoltaique
Cet article fait partie de notre dossier spécial  « Transition énergétique » du mois d’Avril 2020, à retrouver en intégralité dans notre version pdf. 

Parmi les différentes énergies renouvelables, le photovoltaïque à la côte en Centre-Val de Loire. Une quinzaine de centrales y sont prévues dans les années à venir, dont une dans une ancienne base militaire.

Hydroélectricité, éolien, méthanisation et photovoltaïque sont les autres grandes énergies renouvelables, les plus utilisés en France mais aussi en région Centre-Val de Loire. Depuis 2018, la société anonyme d’économie mixte locale EneR Centre-Val de Loire porte de nombreux projets liés aux énergies vertes sur le territoire, en accompagnant notamment les collectivités désireuses d’accélérer la transition énergétique.
S’il existe çà-et-là des « champs éoliens » (sauf en Indre-et-Loire) et des communes qui se lancent dans la géothermie, l’énergie solaire photovoltaïque tient une place de choix en Centre-Val de Loire. Et ce depuis 2012, lors du vote du Schéma régional climat, air, énergie : ce dernier impose à la région une capacité photovoltaïque installée de 253 MégaWatts en 2020. Dès la fin de l’année 2018, cet objectif a été battu, avec une capacité installée de 270 Mégawatts. Aujourd’hui, il existe une grande centrale photovoltaïque à Chaillac, dans l’Indre, avec quelques 45 000 panneaux. Une seconde centrale doit être mise en service en 2021 à Paulmy, en Indre-et-Loire, avec 30 000 panneaux. D’autres centrales tournent également, mais elles possèdent moins de panneaux. De nombreux projets sont encore à l’étude, dont quatorze nouvelles centrales photovoltaïques de toutes tailles, mais aussi la mise en place de panneaux sur les toitures d’écoles primaires, notamment en Indre-et-Loire (Descartes, Ile-Bouchard, Château-Renault…), mais aussi sur les toitures des bâtiments agricoles, en lien avec la Chambre d’agriculture.

Une nouvelle centrale à Châteaudun ?

L’un des investissements les plus importants dans le photovoltaïque pourrait bien être celui concernant l’ancienne base aérienne de Châteaudun. En 2021, l’armée de l’air va la quitter, une décision prise il y a deux ans par le Ministère des armées. La question de la reconversion du site a beaucoup agité la commune et les élus. En décembre dernier, le Conseil communautaire du Grand-Châteaudun a finalement signé, avec la préfecture d’Eure-et-Loir, un contrat de redynamisation du site de défense : une centrale photovoltaïque va être construite sur 100 hectares (sur les 450 hectares disponibles), au sud de la base. Cet équipement devrait produire 100 MégaWatts et pourrait ainsi alimenter en électricité environ 50 000 personnes. Pour la communauté de communes, il est « de nature à créer des richesses via un loyer versé au territoire et au Conseil départemental », le bail étant de trente ans, reconductible dix ans deux fois successivement. Pour mettre en œuvre ce projet, une enveloppe de 14 millions d’euros va être déboursée sur quatre ans, dont la moitié doit être financée par l’Etat. L’objectif est bien de « soutenir la création et le développement des entreprises » dans les communautés de communes du Grand-Châteaudun et du Bonnevalais, toutes deux touchées par le départ de l’armée de l’air et de ses 361 personnels. Reste que, pour l’heure, aucune date de mise en service n’a encore été communiquée, la base n’étant pas encore libre.

Par Claire Seznec. 

D’après l’agence Dev’Up, l’électricité produite par les énergies renouvelables augmente significativement d’année en année en Centre-Val de Loire, une croissance qui a largement débuté en 2012. L’éolien, le photovoltaïque et les biomasses caracolent en tête des énergies préférées de la région. Si bien que le territoire se place au 3e rang national, derrière la Champagne-Ardennes et la Picardie, des régions tout aussi plates que la nôtre.
Plus concrètement, entre 2017 et 2018, on note une augmentation de production de 15% de l’électricité solaire, de 10% de l’électricité hydraulique, de 7,8% de l’électricité thermique et de 6% de l’électricité éolienne.

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