Le Glandier : la générosité à l’honneur au Top des entreprises

Photos : © Jacques et Francine Coullet

L’édition 2020 du « Top des entreprises 41 », événement organisé par La Nouvelle République et la Chambre de Commerce et d’Industrie de Loir-et-Cher, a mis en lumière l’initiative du Glandier à Villeherviers.

 Jacques et Francine Coullet ont toujours eu « en tête de créer un lieu d’accueil et l’occasion s’est présentée il y a une dizaine d’années ». Le hasard les a invités à s’installer en Sologne, à Villeherviers pour reprendre le domaine du Glandier. « Sans regret. La région est magnifique et l’endroit nous plaît beaucoup. » Ils entreprennent des travaux de remise en état et remise aux normes pour convertir cette maison de retraite en « gîte de groupes de 23 chambres, pour une capacité d’une cinquantaine de personnes. On accueille des groupes, des familles, des séminaires, des fêtes de famille, des formations » notamment dans le domaine du bien-être. « On fait aussi chambres d’hôtes avec la possibilité de manger sur place. »

Une initiative solidaire récompensée

Depuis 20 ans, La Nouvelle République et la CCI organisent le Top des entreprises qui récompense chaque année l’entrepreneuriat local. L’économie étant impactée par le contexte sanitaire, l’édition 2020 a privilégié les « initiatives remarquables » notamment cet exemple de solidarité en temps de crise : « On a mis à disposition Le Glandier pour accueillir des personnes avec ou sans enfant qui étaient sans domicile pendant le confinement. Des gens qui se trouvaient dans une problématique de vie où ils ne pouvaient pas louer d’appartement. Si la vie avait continué normalement, ils auraient trouvé à se loger. On ne s’attendait pas à une récompense particulière. Ce qu’on a fait pendant le confinement, c’était juste pour rendre service », témoignent-ils. Ils ont hébergé des personnes « dans un moment de vie compliqué » dont les emplois n’ont pas été pérennisés, récemment arrivées à Romorantin et ne possédant pas de fiches de paie depuis suffisamment longtemps pour pouvoir louer. « On avait prévenu la préfecture, les pompiers, la mairie de Romorantin et ça s’est fait en bonne intelligence. »

L’avenir en question

« Pendant longtemps, nous avons fait des ateliers d’art, de peinture jusqu’à 25 semaines par an. On a accueilli des peintres de renom, français et étrangers, toutes sortes d’arts, de peintures (abstrait, figuratif, aquarelle…). Mais cette activité passe et les temps changent. On a décidé cette année d’arrêter. » En cause, la Covid-19, mais aussi « une demande qui change. Pendant longtemps, l’enseignement artistique n’a pas donné sa priorité aux cours classiques comme le dessin. »

La crainte liée à la pandémie a déjà conduit à des annulations pour l’an prochain et les prochains stages ne reprennent que fin avril. « On sera là l’année prochaine, mais le plus difficile, c’est de tenir, comme beaucoup d’entreprises. Comment tenir avec les charges que nous avons ? » s’interrogent-ils. L’avenir recèle de telles incertitudes que le couple envisage plusieurs possibilités : « Peut-être qu’on peut ouvrir Le Glandier à une transmission, en même temps, on continue. Le plus simple est de rester dans la même dynamique, mais que faire, que va nous dire l’avenir ? »

https://www.gite-le-glandier.com

Par Laëtitia Piquet

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