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La situation économique en Loir-et-Cher

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Depuis le début de la crise sanitaire, le préfet de Loir-et-Cher, Yves Rousset, est régulièrement en relation avec les différents acteurs économiques du département.

Le point sur la situation.

Le préfet de Loir-et-Cher a eu des échanges avec les professionnels de tous les secteurs d’activité, les chambres consulaires, les acteurs du financement de l’économie, les élus, ainsi que les représentants des organisations syndicales des employeurs et des salariés. Il souligne d’ailleurs « l’engagement sans compter des chambres consulaires qui apportent conseils et appuis aux entreprises ou exploitations, font remonter leurs préoccupations, et travaillent en partenariat avec les services de l’Etat ». La préfecture indique que pour le secteur de l’hôtellerie, de la restauration et du tourisme, les dispositifs prévus au niveau national ont été pleinement utilisés et que des mesures sont à l’étude pour faire face aux situations les plus critiques. Dans le secteur du bâtiment et des travaux publics, 90 % des chantiers ont été mis à l’arrêt dans un premier temps. Cependant, depuis la publication du guide de bonnes pratiques élaboré par l’Organisme professionnel de prévention du bâtiment et des travaux publics (OPPBTP) et validé par les ministères, certains chantiers ont pu reprendre. Professionnels, élus, Direccte et préfecture ont mis en place conjointement un dispositif de suivi de reprise de ces activités en Loir-et-Cher. Les industries ont aussi été impactées mais de manière inégale, suivant leur domaine d’activité. En effet, de nettes baisses ont marqué la mécanique, l’électronique ou encore le luxe. Et les plus grandes entreprises ont pu s’adapter plus facilement en mettant en place des dispositifs pour respecter les mesures barrières. Concernant le secteur agricole, les exploitants ont pu maintenir un niveau d’activité minimum grâce aux dispositifs de soutien. Mais la viticulture, la production de fromages caprins ou encore l’horticulture ont été gravement touchés et la main d’œuvre pour la cueillette de fruits et légumes est difficile. Des appels à main d’œuvre ont donc été effectués. Du côté du secteur bancaire, ce dernier indique qu’il offre de nouveau aux entreprises une qualité de service et des délais de réponse aux demandes de soutien très raisonnables. Toutes les entreprises bénéficient de reports d’échéances à six mois. Par ailleurs, celles n’ayant pas pu inscrire leurs salariés dans l’application nationale consacrée au chômage partiel pourront avoir des lignes de trésoreries qui seront accordées par les banques sur simple attestation de la Direccte.
Afin de répondre aux inquiétudes et difficultés des administrations et entreprises liées aux conditions de reprise au moment du déconfinement, le préfet a accepté la mise en place début mai d’un groupe de travail afin de suivre les mesures devant être prises lors de cette période.

Par Chloé Cartier-Santino

Les chiffres des mesures de soutien de l’Etat (au 14 avril)

Reports des charges sociales : l’Urssaf a consenti un report des échéances sociales intervenues depuis le 15 mars à 4 652 cotisants (employeurs du secteur privé, professionnels et auxiliaires médicaux, travailleurs indépendants et micro-entrepreneurs) pour un montant de 25,4 millions d’euros dans le Loir-et-Cher.
Activité partielle : 3 776 demandes enregistrées pour 35 467 salariés et un total de plus de 13,3 millions d’heures.
Fonds de solidarité en Loir-et-Cher : 2 384 mises en paiement effectuées au 17 avril pour un montant de 3 132 648 euros.
Prêt garanti par l’Etat à hauteur de 90 % pour un volume de 300 millions d’euros : 653,7 millions d’euros de prêts validés par l’Etat en région Centre – Val de Loire.

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