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Groupama au chevet des entreprises de son territoire

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Eric Gelpe, Directeur Général de Groupama Paris Val de Loire

L’assureur mutualiste Groupama Paris Val de Loire, mobilise 2M€ pour participer au fonds de revitalisation Revi’centre. Groupama vient ainsi en aide aux PME de moins de dix salariés.

Dans la gestion de la crise sanitaire qui secoue le monde économique, on a loué les efforts de l’Etat, de BPI et des banques pour financer le maintien des entreprises, mais plus rarement des assureurs, qui au contraire ont souvent été malmenés.

Groupama Paris Val de Loire, GPVL, prend le contre-pied en s’impliquant dans le circuit de refinancement de l’économie locale, et en venant en aide aux entreprises fragilisées par la crise. Elle vient de mettre 2M€ à la disposition des GPA Centre pour le fonds de revitalisation Revi’centre.

Revi’centre est une association loi 1901, créée en 2017 pour assurer la gouvernance du fonds qui perçoit habituellement les montants issus de la revitalisation du territoire. Il collecte les contributions des entreprises contraintes mais aussi les contributions volontaires d’entreprises. « Depuis quelques années, explique Emmanuel Lemaux, Commissaire au Redressement Productif de la Région Centre, il y a eu peu de plans sociaux, on ne peut que s’en féliciter ! Les contributions volontaires sont donc autant de belles possibilités de financement ».

En effet, quand une entreprise de grande taille ferme un site de production pour se restructurer, la loi lui impose de compenser l’emploi perdu par une participation financière à hauteur de quatre SMIC par emploi détruit. Géré sous la tutelle de l’Etat (la DIRECCTE) et de la Région (Dev’Up), ce fonds est utilisé pour venir en aide aux entreprises les plus fragiles. Ces dernières sont souvent repérées en amont par les GPA, Groupements de Prévention Agréés, et accompagnées par le réseau Initiative qui gère l’argent débloqué (lire notre édition numérique du mois de mai).

Alain Mercier, président de Revi’centre précise que « l’association récupère l’argent sur les territoires pour le redistribuer, en fonction des propositions du Préfet et de la Région. Les bénévoles sur le terrain font un vrai travail d’experts ».

Quand les entreprises secourent les entreprises

« Nous nous sommes demandé comment aider les entreprises. De par notre nature mutualiste nous n’avons pas à verser de dividendes à des actionnaires, aussi l’intégralité de nos résultats est réinvestie dans notre activité et renforce ainsi notre capacité à absorber des chocs majeurs, et donc notre capacité à mieux protéger dans la durée nos assurés-sociétaires.

Sur notre territoire qui compte 14 départements, nous avons de solides et de nombreux accords avec le réseau Initiative, explique Eric Gelpe, directeur général de GPVL. Nous avons aussi des relations fortes avec la BGE, la CPME, en particulier dans les départements ligériens de la Région. Abonder ce fonds est donc cohérent avec notre ADN, fortement lié au territoire. Prêter 2M€ sans intérêt à Revi’centre, c’est prêter à des entreprises qui en ont besoin, celles qui souvent ont des difficultés à accéder aux différents dispositifs de soutien. Les PGE ont souvent aidé des entreprises plus grosses, le fonds de solidarité, les plus petites. Nous venons en complément pour combler les trous dans la raquette, en mettant à disposition de la trésorerie et ainsi contribuer à relancer l’économie locale en sortie de confinement. Cela concerne toutes les PME de moins de 10 salariés, y compris celles qui auraient bénéficié d’aide de l’Etat. Parfois 10.000 € suffisent à sauver ou maintenir plusieurs emplois ».

C’est Emmanuel Paragot qui préside le réseau Initiative en Région Centre ; « avec cet argent, dit-il, nous venons en aide aux entreprises de moins de dix salariés qui, bien qu’en difficulté, présentent des solutions techniques qui permettront de rebondir. Nous ferons le montage technique de tous les dossiers, en parallèle d’un autre fonds, le fonds Renaissance, qui lui est dédié aux entreprises de moins de vingt salariés ».

Avec Revi’centre, c’est le financement privé, issu d’entreprises en bonne santé, qui vient en aide à des entreprises qui le sont moins. « Nous financerons à taux zéro les dettes et la créance, détaille Patrice Duceau, président des GPA de la région Centre. Les banques financeront les investissements par leur abondement et un fort effet de levier ».

« Revi’centre peut même aller jusqu’à prendre momentanément la majorité au capital d’une entreprise », ajoute Alain Mercier.

Où l’on voit que le risque est pris dans ce cas, non pas par les banques, mais par Revi’centre. Compte tenu de la crise actuelle, le temps de réactivité sera sans doute un peu plus long car les dossiers sont plus lourds, « mais nous croyons dans la personne et son projet, poursuit Emmanuel Paragot, en privilégiant la pérennité ». Le taux de réussite avoisine les 90% ! qui dirait mieux ?

La boucle est bouclée

En région centre, le réseau Initiative et les GPA gèrent actuellement le redressement de milliers d’entreprises. L’abondement de Groupama devrait permettre d’aller plus loin encore.

Et si actuellement, ce sont essentiellement les territoires d’Orléans, de Blois et de Tours qui sont concernés, les autres départements de la Région Centre Val de Loire s’inspireront peut-être ultérieurement de la démarche. Par son apport substantiel, Groupama finance les entreprises qui vivent sur son territoire et qui sont bien souvent  ses clients. Ainsi, quand l’Assureur mutualiste confit à Revi’Centre une part d’actif circulant, c’est autant d’argent prêté et qui revient à l’économie locale. Revi’centre devient un facilitateur de l’économie du territoire.

« Dans ce contexte de crise, c’est effectivement la volonté d’aider les TPE et PME les plus touchées qui nous anime, poursuit Eric Gelpe. Nous avons beaucoup prélevé sur notre compte d’exploitation pour soutenir nos sociétaires, et nous avons abondé pour notre quote-part aux fonds d’Etat ». Rectifions donc une idée reçue : les assureurs, dans leur grande majorité, se sont largement associés aux initiatives de l’Etat et ne sont pas restés inactifs. Par des reports et des réductions de cotisations notamment. Pour les entreprises du secteur de l’hôtellerie et de la restauration, ainsi que pour les commerces en boutique, GPVL a annulé jusqu’à trois mois de cotisations et réfléchirait même à aller plus loin. « Il est vrai que nos contrats ne couvrent pas les pertes d’exploitation du type de celles provoquées par le confinement, à quelques exceptions près pour lesquelles nous assumons nos responsabilités ».

S’agissant de Revi’Centre, « oui, il y aura sans doute un peu de casse et nous perdrons un peu d’argent, admet Eric Gelpe. Nous l’avons intégré, c’est notre contribution au soutien de l’économie des départements du Loiret, du Loir-et-Cher et de l’Indre-et-Loire.

Une démarche citoyenne, dans le prolongement de notre histoire, de ce que nous faisons déjà à travers les multiples actions de solidarité de nos Caisses locales ».

GPVL engage semble-t-il une réflexion similaire pour les départements picards (Hauts de France) compris dans son territoire. Avec également le réseau Initiative.

Par Nicolas Duesme

 

 

 

Pour en savoir plus sur les modalités :

GPA 41 – 16 rue de la vallée Maillard 41 000 Blois 

Téléphone :  02 54 56 30 24

http://gpa41.fr/

 

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