Fedmind : jouer sur toutes les causes de l’obésité

Histoire personnelle, orientation professionnelle, parfois, les deux se mêlent étroitement... C'est le cas de Maïwen Janovet. Il y a quelques années, alors en situation d'obésité, la jeune femme cherche une méthode d'amaigrissement prenant en compte toutes les causes de la prise de poids, même psychologiques. Ne trouvant rien qui lui correspond, elle crée sa propre méthode, aujourd'hui reconnue : Fedmind.

En prévente sur KissKissBankBank, l’application Fedmind est disponible sur le site www.fedmind.com à partir du 18 juin.

Maïwen Janovet s’est longtemps battue contre l’obésité et, par conséquent, « contre elle-même. J’avais l’impression d’avoir tout essayé, frappé à toutes les portes. » Et la jeune femme se rend compte d’une chose : l’aspect psychologique n’est pas pris en compte dans le cas de l’obésité. « On travaille sur les conséquences de l’obésité, mais pas sur les causes. » Pourtant, ce rapport compliqué à la nourriture est directement lié à la difficulté à gérer ses émotions, aux problématiques d’estime de soi… « Les nutritionnistes me disaient : faites du sport, mangez moins. Mais, ça ne fonctionnait pas et je me sentais tellement seule… »
Alors, Maïwen décide de se débrouiller par elle-même : elle se documente sur l’obésité et son fonctionnement psychologique. « J’ai découvert tout un monde derrière : il y a 110 facteurs qui conduisent à l’obésité ! On était loin du compte quand on ne parlait que d’alimentation et de sport !
Je suis allée puiser dans la littérature pour travailler sur les différentes addictions, sur l’anorexie. J’ai créé un modèle pour moi et, enfin, je n’étais plus dans la restriction, j’avais plus confiance en moi, je m’affirmais, j’apprenais à gérer mes émotions… »
Education thérapeutique
Maïwen s’aperçoit vite que la perte de poids est un dommage collatéral. Elle crée une association, Obèses anonymes, et fait évoluer sa méthode vers de l’éducation thérapeutique. « Je veux que les patients apprennent à être acteurs de leur soin, à devenir autonomes, à tout donner pour aller vers un mieux-être. Comment se mouvoir, s’alimenter, déjouer les troubles du comportement alimentaire… »
La méthode appelée Fedmind ne joue pas que sur le sport et l’alimentation. Elle prend également en compte l’aspect psychologique. « Nous travaillons sur ces trois aspects. Ce n’est pas un régime même si on apprend à bien s’alimenter, à gérer les moments de plaisir, à équilibrer. » Et ça marche ! Les tests montrent que 73 % des personnes inscrites sur la plateforme sont allées au bout de la démarche. « Elles s’accrochent ! », se réjouit Maïwen.
Testée par 300 patients
La plus grande fierté de la jeune cheffe d’entreprise ? Que sa méthode soit reconnue par le milieu médical et qu’elle reçoive le soutien des professionnels de santé qui sont au quotidien aux côtés des patients. « 300 patients vont prochainement tester l’application dans le cadre d’un programme d’éducation. Cela va nous permettre de mesurer comment l’application augmente les chances d’aboutir à un amaigrissement durable par rapport à un programme classique. »
La jolie Maïwen est la meilleure preuve de l’efficacité de sa méthode : elle a en effet perdu 60 kg grâce à Fedmind et elle est stable depuis huit ans. « L’obésité est une maladie chronique. On n’en guérit jamais. Il faut accepter qu’il y ait des hausses de poids. On remontera en selle quand on s’en sentira les ressources pour ne pas retomber dans l’obésité. Quand on a les outils, on arrive à maîtriser. Je ne fais pas de fausses promesses : Fedmind propose d’être en bonne santé, en accord avec soi-même et plus dans une quête incessante de quelque chose de l’ordre du fantasme. »
 

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