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Onis contrôles va plein gaz !

 

« La formule du succès : se lever tôt ; travailler dur ; trouver du pétrole », avait jadis théorisé le magnat de l’or noir J. Paul Getty. Le succès fulgurant de la toute jeune société vendômoise Onis Contrôles – née en octobre 2020 et qui compte déjà près de 60 collaborateurs ! – ne doit rien à l’exploitation pétrolière.

 

Les énergies fossiles ne sont toutefois pas sans lien avec sa réussite, puisqu’elle a pour activité le contrôle de la conformité des travaux de rénovation énergétique pour le compte des entreprises demandeuses de certificats d’économie d’énergie (CEE, ou « C2E »). Or c’est notamment pour réduire consommation et impacts du fioul, du gaz et autre GPL que ce dispositif a été mis en place. « Les CEE ont été instauré afin d’imposer aux fournisseurs d’énergie d’inciter leur clientèle à lancer des chantiers de rénovation thermique pour diminuer la consommation énergétique, rappelle Thierry Schulz, à la tête de cette SASU. Des contrôles ont rapidement été mis en place pour lutter contre la fraude, et l’on s’est aperçu que se posait aussi des problèmes de non-qualité. Ce qui a conduit à renforcer les contrôles pour s’assurer de la bonne exécution et de l’efficacité des travaux réalisés. En 2019, le législateur a ainsi imposé aux demandeurs de CEE de les faire réaliser à leurs frais par des organismes indépendants. Ces derniers, accrédités par le Cofrac et évalués tous les ans, sont désormais au nombre de 47 », précise-t-il. Parmi lesquels, donc, Onis contrôles, accrédité depuis mars 2021. En pleine lutte contre le changement climatique et pour la transition énergétique, le gisement est énorme. Pour preuve, le projet de loi de finances pour 2023 prévoit que l’État mobilisera cette année encore 2,5 milliards d’euros pour le seul dispositif MaPrimeRénov’. Et la source n’est pas près de se tarir, alors qu’une récente étude de l’Institut Paris Région considère que « sans travaux de rénovation énergétique, près d’un logement francilien sur deux sera interdit à la location d’ici 2034 ».

 

Pour sortir son épingle du jeu, le dirigeant mise sur « une intervention sur l’intégralité du dispositif CEE, qui ne se limite pas au seul contrôle sur le terrain : nous aidons ainsi nos clients à mettre en conformité leurs dossiers administratifs, nous accompagnons les installateurs dans la correction des anomalies constatées et veillons à leur montée en compétences. Plus qu’un contrôleur, nous voulons être un véritable partenaire des demandeurs CEE ». Et pour garantir une prestation de qualité, Thierry Schulz n’entend pas s’en remettre à d’autres : « Nous n’avons que des salariés, tous en CDI ». L’entreprise se charge de leur formation : « Le seul moyen de trouver des contrôleurs formés, c’est d’aller à la concurrence. Ce n’est pas notre volonté. Nous cherchons des personnes compétentes techniquement, puis les formons à l’expertise de contrôleur ». Des formations plus ou moins longues en fonction des profils, mais auxquelles personne n’échappe : « Le personnel administratif reçoit lui-aussi une formation technique. Et tous les techniciens passent par une semaine d’immersion dans les bureaux ». Ce qui a notamment pour vertu d’affermir la cohésion et d’asseoir la culture de l’entreprise. En l’espèce, le dirigeant partage des tendances à la mode : « Nous sommes très impliqués dans la défense de la planète, non sans logique vu notre activité. Par exemple, tous les 10 000 kms de nos contrôleurs – ils en font entre 50 à 80 000 par an –, nous plantons un arbre dans les forêts françaises. Et nous parrainons une ruche en Bolivie à chaque salarié embauché ». Ce Montoirien d’adoption se veut aussi « très soucieux du développement local. Notre cantine propose des produits locaux, nos fournitures viennent de chez Bureau Vallée, nous louons nos véhicules chez un concessionnaire local… Nous entendons être aussi un acteur de la vie locale. Nous sommes ainsi partenaires, depuis le début de son aventure, du challenge Transmanche de Véronique Robin ». L’entreprise est par ailleurs l’un des premiers clients de la première crèche d’entreprises du département, Koala Kids. Un moyen, aussi, de fidéliser les collaborateurs. « Dès la création de l’entreprise, nous avons mis en place un accord d’intéressement. Et tout le monde dans l’entreprise connait ses résultats. C’est une aventure collective », insiste le dirigeant.Etd’avertir : « Avec la croissance des effectifs – Thierry Schulz estime que l’entreprise devrait compter 75 collaborateurs début 2023 et bien plus au-delà –, notre plus grand défi sera d’ailleurs de conserver le côté humain de notre organisation, avec un cadre de travail agréable et convivial. C’est le seul objectif que l’on se fixe : le bien-être au travail ». Pour cela, il faudra peut-être prochainement pousser les murs. Située dans le « parc Monceau », à côté de la gare TGV vendômoise, Thierry Schulz ne se montre pas inquiet, relevant incidemment qu’il y a « un bâtiment de 1.200 m2 disponible juste à côté »…

 

Frédéric Fortin

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