Cliquez iciCliquez iciCliquez ici

Le viager : un système de vente immobilière en renouveau

concept-maison-modele-jouet-cles-arriere-plan-flou_23-2148301718

©Freepik

Oubliez le cas de Jeanne Calment ou le film Le viager ! Selon les experts, le viager est un vrai système gagnant-gagnant. Découvrez ce principe de vente immobilière qui pourrait bien se tailler la part du lion.

Le viager consiste à vendre un bien immobilier en échange du versement d’une rente viagère périodique (mensuelle, trimestrielle ou annuelle). L’estimation de la valeur du bien est faite par un notaire ou une agence immobilière. Les vendeurs gardent le droit d’usage et d’habitat et obtiennent, en plus de la rente, versée à vie, un bouquet, une somme d’argent versée comptant au moment de la signature de l’acte de vente.

« La vente en viager repose sur le principe d’aléa. En effet, ni le vendeur ni l’acquéreur ne savent au moment de la signature de l’acte de vente pour quel montant le bien sera acquis, puisque ce montant dépend de la date du décès du vendeur », indique-t-on sur la page du site du ministère de l’Économie et des Finances dédiée à ce dispositif parfaitement réglementé. « Le viager est un système encadré, vérifié. On ne cherche pas à faire de l’argent facile, rapide. On place son argent dans la pierre et on prend le temps », commente Nicolas Baume, directeur de l’agence Viagimmo d’Orléans.

« Pour les vendeurs, il s’agit d’un vrai moyen d’augmenter leur pouvoir d’achat afin de mieux vivre leur retraite, de faire des voyages, d’offrir des cadeaux aux enfants et/ou aux petits-enfants, de les aider… La vente en viager va simplifier leur vie. Ils vont pouvoir profiter, financer une aide à domicile, un employé pour le jardin…. Il s’agit d’un investissement qui a du sens », complète le professionnel.

Un contrat de confiance

Dans 90 % des cas, le viager sera occupé, c’est-à-dire que les vendeurs resteront dans leur habitation jusqu’à leur départ en établissement pour personnes âgées ou jusqu’à la fin de leur vie. Ils auront l’obligation d’entretenir le bien mais, comme le souligne Nicolas Baume, « ils le feront, ils se sentent encore chez eux. Il s’agit d’un vrai contrat de confiance. »

Le viager peut aussi être libre : l’acheteur va pouvoir occuper le bien dès la signature de l’acte de vente sans avoir à attendre le décès du vendeur. En toute logique, un viager occupé et un viager libre n’ont pas le même prix.

Le viager est un système qui n’est pas récent (il date de l’Antiquité !) mais qui connaît un renouveau. S’il ne représente pas beaucoup plus qu’1 % des ventes immobilières en France, Nicolas Baume le prédit : « c’est un marché qui va grossir ! »

Par Estelle Cuiry. 

Partager sur facebook
Facebook
Partager sur twitter
Twitter
Partager sur email
Envoyer à un ami
Partager sur linkedin
LinkedIn