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Le capitaine Mano vous apprend le bateau

Emmanuel Paquiet, dit Mano (au centre), apprend la navigation à ses élèves sur le plan d’eau de l’île Charlemagne à Orléans.

 

Depuis cinq ans, Emmanuel Paquiet, dit Mano, tient la barre du Bateau École d’Orléans. Les futurs navigateurs préparent le permis côtier et naviguent sur le plan d’eau de l’île Charlemagne.

Il a le cuir tanné des vieux loups de mer, mais c’est sur la « mare aux canards » de l’île Charlemagne, à Orléans, qu’il apprend aux futurs plaisanciers à piloter un bateau à moteur. Emmanuel Paquiet, dit « Mano », diminutif hérité de l’époque où il jouait dans un groupe de rock, est le capitaine du Bateau École d’Orléans qu’il a fondé en 2017. Auparavant, il a été moniteur d’auto-école pendant 30 ans à Orléans, surtout en conduite moto, sa passion de pilote d’enduro. « J’ai pas mal voyagé à travers le monde et j’ai aussi navigué un peu partout, explique-t-il. Mais ma vocation, c’est la transmission de connaissances, et mon plaisir, c’est le contact humain. » 

Embarquement pour le permis 

Son bureau à la façade bleu délavé donne sur le quai du Fort des Tourelles, sur la rive gauche d’Orléans, face à la Loire. Avec un peu d’imagination, le cri des mouettes aidant, on pourrait se croire sur le quai d’un port breton. Depuis ce quai, bon nombre de candidats navigateurs ont embarqué pour affronter l’épreuve redoutée du permis côtier dans les locaux du centre administratif Coligny. Comme pour le permis auto, l’objectif est de répondre à 40 questions (depuis le 1er juin) sans commettre plus de cinq fautes. Dans cette épreuve-là, il est aussi question de priorités, de feux et de signalisation, mais avec un niveau de complexité d’abord désarmant pour les néophytes. 

« Ma vocation, c’est la transmission de connaissances, et mon plaisir, c’est le contact humain »
Emmanuel Paquiet
Capitaine du Bateau Ecole d'Orléans

Humour et astuces 

Tout l’art de Mano réside dans la façon très personnelle, et humoristique, qu’il a d’enseigner la partie théorique de l’examen. Aux procédés mémotechniques connus, comme « Ba Cy Rouge » pour désigner la bouée cylindrique rouge placée à l’entrée gauche d’un port, il ajoute une multitude de trucs et astuces. Par exemple, si un bateau hisse deux boules noires à l’avant, c’est pour indiquer qu’il n’est pas maître de sa manœuvre, et donc que le capitaine « a les boules » ! Avec son humour et sa faconde, Mano parvient ainsi à transmettre ses connaissances dans la bonne humeur lors de séances de cours théoriques collectifs. La « méthode Mano » porte ses fruits puisque ses élèves réussissent à 98 % l’épreuve théorique. 

La partie pratique consiste en une formation sur le Cap Camarat de 6 mètres équipé d’un moteur de 100 chevaux, que Mano fait naviguer sur le plan d’eau de l’île Charlemagne, en vertu d’une dérogation spéciale. Les futurs plaisanciers y apprennent à manœuvrer, quitter et aborder un appontement en toute sécurité, et toujours dans la bonne humeur !

Bruno Goupille

 

Permis plaisance à tiroirs 

Le permis plaisance, permettant de piloter un bateau à moteur de plus de 6 chevaux, se compose de quatre niveaux :  

En mer :  

Permis côtier, navigation jusqu’à 6 milles (11 km) d’un abri 

Extension hauturière, sans limite de distance 

En eaux intérieures :  

Option Eaux intérieures, longueur limitée à 20 mètres 

Grande plaisance eaux intérieures, sans limite de longueur. 

Budget pour le permis côtier 

Droits d’inscriptions et fabrication du permis : 108€ 

Formation : de l’ordre de 400 à 480 € 

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