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La situation contrastée de l’immobilier neuf régional

Quatre prix sur six au groupe Gambetta
Quatre prix sur six au groupe Gambetta

 

Si les programmes immobiliers prennent moins de retard qu’au niveau national, en Centre-Val de Loire la situation s’avère très contrastée entre Orléans, Tours et Chartres. Les ventes diminuent à Orléans alors qu’elles augmentent dans les deux autres villes.

 

C’est un tableau assez contrasté de la situation de l’immobilier neuf qu’ont brossé Ivain Le Roy-Liberge, le président de la Fédération des Promoteurs Immobiliers du Centre-Val de Loire, et Olivier Henry, président d’Ocelor, l’observatoire régional de la promotion immobilière, fin novembre.

Contrasté tout d’abord par comparaison avec le niveau national où un écart important se creuse entre le nombre d’autorisations de construction de logements et les mises en chantier réelles. « Il y a un écart de 125 000 logements sur une base de 500 000, essentiellement pour des raisons de pénurie et de coûts des matériaux, auxquels s’ajoute l’accès plus difficile au crédit », explique Ivain Le Roy-Liberge.

En revanche, en Centre-Val de Loire, l’écart n’est pas aussi marqué et l’année 2022 s’est traduite à la fois par une augmentation des autorisations (17 800 soit + 17 %) et une reprise des mises en chantier (13 200 lots, soit + 17 %).

 

Le cap des 4 000 euros

Les projets en chantier sont engagés à 28 %, contre 31 % auparavant, et la diminution de l’offre a entraîné une augmentation des prix. « On a franchi le cap des 4 000 € du mètre carré cette année, ce qui représente une augmentation de 1 000 € en moyenne depuis 12 ans », précise Olivier Henry. L’incidence des coûts de construction, en hausse de 10 % sur un an, n’est pas neutre sachant qu’ils représentent 45 % du coût d’un programme. Toutefois, les promoteurs n’ont pas réduit pour autant les surfaces des logements qui restent stables.

L’autre contraste souligné par les statistiques d’Ocelor porte sur les variations de marché entre les trois villes étudiées par l’observatoire de la profession. Sur l’année 2022, Orléans apparaît moins dynamique que Tours et Chartres.

 

Chartres et Tours devant Orléans

Le nombre de logements neufs vendus a baissé de 16 % sur la métropole orléanaise et seulement de 3 % à Tours tandis qu’il a augmenté de 7 % à Chartres. La capitale d’Eure-et-Loir confirme d’ailleurs la bonne tenue de son marché immobilier avec 508 logements mis en vente (+ 9%), ce qui n’est pas si éloigné des 554 lots d’Orléans (-21 %) mais encore très loin des 881 logements proposés à Tours (+ 23 %). Le prix au mètre carré est pratiquement identique à Chartres (4 001€) et à Orléans (4 005€) tandis qu’il reste historiquement plus élevé à Tours (4 297€).

S’ils se déclarent raisonnablement optimistes pour l’avenir, les promoteurs immobiliers affirment leur volonté de transformer les contraintes imposées par la règlementation environnementale 2020 en opportunité pour encore mieux piloter leur activité. Ils misent en particulier sur l’effet d’apprentissage qui s’est traduit par une baisse du coût de revient des matériaux et des techniques d’isolation thermique. Un effet contrasté supplémentaire.

 

Nouveau : un club immobilier de la métropole orléanaise 

Une nouvelle structure des professionnels de l’immobilier va voir le jour en ce début d’année 2023. Il s’agit du Club Immobilier de la Métropole Orléanaise. Il réunit les différents intervenants du secteurs : promoteurs, architectes, géomètres, notaires, constructeurs, pour exercer une veille sur le marché de l’immobilier et fluidifier les relations et les affaires. La présidence est assurée par Virginie Siriex, du cabinet Arthur Loyd.

 

Bruno Goupille

La convention de la Fédération régionale des Promoteurs Immobiliers s’est clôturée par la remise des Pyramides d’argent aux lauréats de programmes sélectionnés par un jury.
La convention de la Fédération régionale des Promoteurs Immobiliers s’est clôturée par la remise des Pyramides d’argent aux lauréats de programmes sélectionnés par un jury.

Et les lauréats sont :

Gambetta truste les prix

Le groupe coopératif Gambetta et sa direction régionale basée à Tours ont remporté quatre prix sur les six décernés. Le programme « Gingko » à La Riche (Indre-et-Loire) avec ses 128 logements et deux commerces répartis en deux bâtiments a reçu trois prix : innovation industrielle, bâtiment bas carbone et grand prix régional. Le prix du grand public est allé au programme « Liberty », 56 logements à Tours, du même promoteur.

 

Impact sociétal pour Sully Immobilier

Le prix de l’impact sociétal est revenu au promoteur Sully Immobilier pour son immeuble de 60 logements et bureaux « le Massena », à Orléans.

Sully Immobilier récompensé pour le Massena
Sully Immobilier récompensé pour le Massena

 

Conduite responsable pour Exia

Le prix de la conduite responsable des opérations a récompensé Exia Promotion pour son programme de sept bâtiments et de maisons individuelles du Domaine Floresens, à la Chapelle-Saint-Mesmin (Loiret).

Exia Promotion pour le Domaine Floresens
Exia Promotion pour le Domaine Floresens
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