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« La Région se veut hyper réactive »

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© J-P.T

C’est son président François Bonneau qui le dit, « le travail se fait en articulation avec les décisions de l’état, en particulier pour le soutien de notre économie ».

Revue des annonces faites le 29 avril en conférence de presse :

Enseignement : 

Cathy Munsch-Masset vice-présidente déléguée à l’éducation : Nous étions prêts pour une reprise le 11 mai. Enseignants, équipements, protections blouse et masques… Mais puisque l’on ne parle désormais de juin, on veut tout faire pour que les jeunes gardent la maîtrise de leur parcours et que le confinement n’accroisse pas les inégalités et le décrochement. Pour cela, le flux d’Internet a souvent été multiplié par dix en 48 heures. 400 nouveaux ordinateurs ont été mis à disposition des lycéens qui en étaient démunis.

La Région veut aussi proposer aux lycées et à l’Education Nationale, la création de lieux équipés, au sein les lycées pour ceux qui n’auraient pas de connexion internet à la maison.

« En cette période de choix et de découverte, alors que tous les stages et les salons ont été annulés, il faut que l’orientation ne soit pas une orientation par défaut. Nous ferons en sorte que les dispositifs soient prêts dès la fin de l’été. Il faut que  que les jeunes aient des points de contacts et d’accompagnement comme les CIO et la plateforme YEPS, renforcée pour la mise en lien des jeunes et des professionnels.

Transports

Philippe Fournier, vice-président en charge des transports.

« Dès le 11 mai, suspension de la différenciation des première et seconde classes dans les trains, pour faciliter la distanciation des usagers.

Les transports scolaires dans le cadre de la reprise resteront quant à eux gratuits, y compris dans les conditions de sécurité qui imposent des dispositions peu économiques. Dans les cars Remi, le badge magnétiques qu’utilisent les enfants permettra un contact renforcé avec les établissements et les parents.

Reprise économique et relocalisation

Pour permettre la reprise de d’activité économique, deux millions de masque pour sont en cours de distribution pour les 1.700 entreprises de la Région.

Mais il faut aussi parer aux difficultés financières des certaines : 60M€ sont engagés pour les aider à faire face à leurs enjeux financiers. Harold Huwart, premier vice-président rappelle que « cela représente un an de budget économique débloqué en un mois. Avec l’Etat et les banques, c’est près de 1,5MD€ qui ont été débloqués sur le territoire ».

Avec les communautés de communes et la banque des territoires, il a été créé le fonds « Renaissance », à hauteur de 10M€ pour aider les artisans et commerçants à redémarrer. Certains auront en effet besoin d’investir pour relancer leur outil de travail.

A propos du transport routier de passagers, la Région décide d’accompagner les 32 entreprises en contrat avec elle via Remi. Comme si le contrat avait été rempli, elle s’engage à payer leurs charges fixes et les 16% de la part restante des salaires en cas de chômage partiel. « C’est aussi une façon de fidéliser les chauffeurs dont on manque cruellement, et de consolider les entreprises ».

La crise du Covid pourrait bien avoir pour vertu d’initier une forme de relocalisation de notre industrie. 20% du PIB de la région Centre-Val de Loire est industriel (pharmacie, cosmétique, automobile et aéronautique). « Pendant des années, on nous a expliqué que la production en France avait un coût se souvient Harold Huwart. Maintenant on voit que 40% des principes actifs dans la cosmétique sont fabriqués hors de nos frontières. Or les grandes entreprises s’attachent à les faire revenir en France. Nous voulons les y aider ». La Région veut ainsi faire de la relocalisation une priorité. C’est un enjeu social mais aussi un atout écologique (si l’on prend en compte le transport), un atout qui répond en plus à nos exigences écologiques, souvent plus fortes que partout ailleurs.

Relocaliser permettrait aussi de développer plus encore l’écosystème de la recherche, du développement économique et de l’enseignement supérieur.

Tourisme

Marc Gricourt, vice-président en charge des finances a fait ses comptes : « l’impact de la crise est de l’ordre de 50 millions d’euros de perte et nous aurons dépensé 70 millions d’euros en soutien au monde économique ».

 

Par Stéphane de Laage

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