Chambord multiplie les projets en lien avec le territoire

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Cécilie de Saint Venant (directrice de la communication, de la marque et du mécénat) et Cécile Anger (responsable du mécénat et des partenariats internationaux). Crédit photo : Olivier Marchant

(Publi- Information) Un chai construit par l’architecte Jean-Michel Wilmotte, des jardins-potagers qui vont s’agrandir, la restauration du mur d’enceinte en cours, expositions et évènements tout au long de l’année, Chambord développe de nombreux projets qui nécessitent des soutiens pour pouvoir les mener à bien.

« En 2019, de nombreux projets ont été menés à l’occasion des 500 ans de Chambord, notamment grâce aux mécènes qui ont apporté leur soutien (12% du budget 2019) et nous en avons encore beaucoup d’autres à venir auxquels nous souhaitons associer des entreprises de la région Centre – Val-de-Loire », explique Cécile Anger, responsable du mécénat et des partenariats internationaux. En effet, le Domaine national de Chambord a un taux d’autofinancement de 91 %, salaires compris, contre 66 % en 2005. « L’objectif pour les neuf points qui restent est de développer les partenariats, le mécénat et la politique de marque », indique Cécilie de Saint Venant, directrice de la communication, de la marque et du mécénat. Trois principaux projets vont être menés dans les prochaines années : la construction d’un chai pour le vignoble, l’extension des jardins-potagers et la restauration du mur d’enceinte. Concernant le chai, sa construction débutera fin 2019 pour se terminer d’ici 2021. Conçu par Jean-Michel Willmote, il sera le premier chai d’architecte en Val de Loire. « Il comportera 14 cuves qui pourront être baptisées au nom des mécènes ». Sa construction sera accompagnée de la conception d’un hébergement et de l’aménagement d’un lieu consacré à la dégustation et à la vente afin de promouvoir Chambord comme destination oenotouristique. Côté jardins-potagers, les premiers ont été implantés dans les murs des anciennes écuries du maréchal de Saxe. Les cultures maraîchères et fruitières s’inspirent des grandes fermes biologiques avec des pratiques agricoles avant-gardistes comme celles du Bec Hellouin en Normandie ou des Quatre-Temps au Québec. Pour le moment, les potagers occupent 5 000 m² mais ce n’est qu’un début car ils vont être étendus sur cinq hectares (lire encadré). Enfin, le troisième grand projet, déjà en cours, est la restauration du mur d’enceinte qui constitue à lui seul un monument de 32 kilomètres. Depuis janvier 2019, dans le cadre des 500 ans, un chantier d’insertion et de qualification a commencé avec 20 % de personnes en insertion. Un deuxième marché public va être lancé prochainement avec 100 % de personnes en insertion. Des jeunes professionnels se spécialisant dans la restauration de monuments historiques seront également associés au projet dans le cadre de chantiers écoles. « Il s’agit de contribuer à la création d’emplois et à la formation pour répondre au manque de main d’œuvre qualifiée dans les métiers du bâtiment », souligne Cécile Anger. Les mécènes de Chambord qui contribuent à ces nombreux projets bénéficient d’avantages fiscaux, mais aussi de contreparties exceptionnelles comme des visites particulières, la privatisation de salons du château, ou encore la mention de leur nom sur le mur des mécènes.

Pieds de vigne à l’adoption

Début septembre, les vendanges de la cuvée 2019 ont commencé à Chambord au lieu-dit « l’Ormetrou ». Une cuvée de vin blanc Romorantin, ainsi qu’une cuvée de vin rouge en AOP Cheverny seront élaborées. Des vins naturels, produits en agriculture éco-certifiée biologique, sans apport de sulfite ou de levures artificielles. Depuis juin 2015, il est possible d’adopter un pied de vigne. « Cela contribue au développement de Chambord et permet d’avoir une plaque à son nom sur son pied de vigne », précise Cécile Anger. Une idée de cadeau original pour une occasion particulière. L’adoption s’élève à 1 000 € et donne droit, en plus des avantages fiscaux, à l’acquisition préférentielle de bouteilles des cuvées des années suivantes. Par ailleurs, les mécènes de la vigne sont informés des évolutions du vignoble et invités à un évènement réservé (plus d’infos : mecenat@chambord.org).

Les jardins-potagers prennent de l’ampleur

 Les travaux des 5 000 m² de jardins-potagers de Chambord ont démarré en novembre 2018 et les premières récoltes ont été commercialisées au cours de l’été 2019. La production de ces fruits et légumes biologiques est menée sur le principe de la permaculture. « Sur ce projet, Chambord a bénéficié du soutien essentiel de mécènes, dont une aide importante de l’entreprise Generali France, en qualité de grand mécène des 500 ans de Chambord », explique Cécile Anger avant d’ajouter : « Le développement des jardins-potagers sur la parcelle des casernes de cinq hectares nécessite à nouveau de solliciter les entreprises pour récolter des fonds ». Cette nouvelle parcelle sera conduite en agroforesterie avec un verger maraîcher. Ce projet est donc un laboratoire de la mise en œuvre d’une agriculture écologique et d’une alimentation saine sur un lieu de grande fréquentation touristique. Par ailleurs, il s’agit d’éveiller et de sensibiliser les consciences aux bienfaits d’une agriculture raisonnée par des visites-guidées, ainsi que des formations pour les professionnels et porteurs de projets.

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