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« 5 Chefs au piano », un défi culinaire et solidaire

5 Chefs au piano

David Béranger (Tours), Wilfried Arnoult (Blois) et Benjamin Thebault (Vendôme)

Reportage réalisé avant l'annonce du confinement - 
Les dates annoncées sont reportées ou annulées

Pour la 4e édition du challenge « 5 Chefs au piano », trois chefs des associations Habitat Jeunes de Tours, Blois et Vendôme se retrouvent pour cuisiner ensemble des menus exceptionnels autour d’une thématique. Zoom sur les trois événements de cette année, regroupés sous l’appellation « Un coup de fourchette pour la planète » afin de traiter de l’environnement.

Si les « 5 Chefs » de 2016 ne sont plus que trois – David Béranger (Tours), Wilfried Arnoult (Blois) et Benjamin Thebault (Vendôme), ils partagent toujours la même envie : celle de montrer aux résidents du foyer qu’il n’est pas si difficile de bien manger. « On veut leur faire comprendre que l’on ne peut pas se nourrir de burgers tous les jours », justifie David Béranger, qui propose dans le restaurant collectif de la rue Bernard Palissy une cuisine « à base de produits frais à au moins 80 % ». Issu de la restauration gastronomique, ce diplômé du lycée professionnel Albert Bayet passé par le Pavillon Montsouris à Paris souhaite faire redécouvrir à ceux qui goûtent ses plats le plaisir d’être ensemble. Car à Jeunesse et Habitat, tout un chacun – dès lors qu’il est adhérent de l’association, l’adhésion étant au prix de 5 € – est le bienvenu aux heures du déjeuner et du dîner. L’occasion de faire se rencontrer des jeunes et des moins jeunes, mais surtout « des personnes issues de milieux socioculturels très différents », comme l’explique le directeur de l’association Claude Garcena, pour qui « 5 Chefs au piano » représente, en plus d’un événement solidaire entre chefs, une occasion de montrer la volonté de l’association de proposer une restauration collective de qualité.

Les producteurs locaux à l’honneur

Si les éditions précédentes mettaient la musique à l’honneur, l’année 2020 est celle du climat, autrement dit d’une cuisine à plus faible empreinte écologique avec un accent mis sur les produits locaux. « Nous aussi, on veut apporter notre pierre à l’édifice », s’enthousiasme l’assistante de gestion de l’association Malika Benchinoun en faisant référence à la lutte contre le réchauffement climatique. Selon elle, le restaurant est déjà engagé dans une démarche de réduction de ses déchets, mais aussi de groupement d’achats régionaux pour faire davantage appel aux producteurs locaux. « Ce qui nous importe, c’est que les producteurs vivent bien », explique David Béranger, qui proposait en ce sens jeudi 15 octobre dernier un menu locavore de l’entrée au dessert. Dans l’assiette, des propositions telles qu’un butternut de Racan farci à la volaille de Touraine, une aumônière de poisson de Loire au beurre rouge, une Tatin de fenouils cultivés à Saint-Martin-le-Beau, ou encore une pomme au four des vergers de la Manse ou pain perdu à la glace de la ferme de la Gautraie, à Sonzay. En plus des producteurs soigneusement sélectionnés, la journée a réuni des acteurs et associations engagés en faveur de l’environnement tels que La Ruche qui dit oui, La Ressourcerie, ou encore le collectif Cyclistes 37, afin de les faire découvrir aux clients du restaurant. Plus qu’à attendre le 5 novembre pour tester le menu de Wilfried Arnoult à l’association Escale et Habitat de Blois, et le 3 décembre pour goûter la cuisine de Benjamin Thebault à l’association Résidence Clémenceau à Vendôme. À vos agendas… Et à vos fourchettes !

Par Juliette Lécureuil

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